Georges Papandreou, en campagne électorale permanente, arrive enfin à tirer bénéfice du mécontentement populaire.Les résultats de quatre nouveaux sondages d'opinion publiés dimanche confirment le nouveau paysage politique en Grèce après la rentrée sociale manquée du gouvernement, et voient le PASOK (parti socialiste grec, opposition) s'installer devant la ND (Nea Dimokratia, conservateurs, parti au gouvernement)
Plus précisément, dans le sondage réalisé par la société OPINION pour le compte de Vima tis Kyriakis, le PASOK précède la ND de 2,6% et remporte 29,7% des voix, suivi par la ND avec 27,1%, le SYRIZE avec 10,6%, le KKE 6,6%, le LAOS 4,5% et les Ecologistes 3,8%. Par ailleurs, un sondage réalisé par ALCO pour Proto Thema présente une différence de 2% en faveur du PASOK (28,1%), la ND 26,1%, le SYRIZA 8,5%, le KKE 6,7% et le LAOS 4,8%. Le sondage de la société MRB pour Elefthéros Typos tis Kyriakis présente une différence en faveur du PASOK de l'ordre de 1,1% avec 27,9%, la ND 26,8%, le SYRIZA 11,4%, le KKE 7,3% et le LAOS 4,8%. Enfin, dans le sondage effectué par la société RASS pour Paron tis Kyriakis, la ND précède le PASOK de 1,1% en remportant 30,7%, suivi par le PASOK 30,1%, le SYRIZA 10,2%, le KKE 8,1% et le LAOS 4,6%.
La situation économique au centre des discours et programmes politiques De simples chiffres certes et dont on connaît la relativité mais voir le PASOK en tête des sondages n'était pas arrivé depuis 7 ans. Le programme de son leader Papandreou se concentre sur les réalités quotidiennes d'une population grecque mise à l'épreuve économiquement ces derniers mois. Un discours qui semble séduire et qui force Costas Caramanlis et son parti à réagir. Au moins dans leur mode de communication. Ainsi le premier ministre a t'il pris la parole hier pour rassurer la population grecque suite la crise financière internationale.Et a notamment déclaré que le gouvernement, la Banque de Grèce et autres autorités de surveillance sont prêts à prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer l'économie nationale et les ménages grecs. M. Caramanlis a reconnu que la crise mondiale a inévitablement des retombées sur l'économie grecque, en raison de l'augmentation des taux d'intérêt et d'une plus forte inflation. Toutefois, il a souligné que les répercussions de la crise en Grèce - en ce qui concerne l'économie réelle et le secteur financier - sont moins fortes que dans d'autres pays, tout en soulignant cependant que "nous ne devons pas cesser d'être vigilants malgré le fait que la croissance du pays au cours du premier semestre 2008 était plus du double de celle de la zone euro". M. Caramanlis a cependant souligné que les marges budgétaires de la Grèce sont beaucoup moins larges en raison de la forte dette publique et des hauts déficits budgétaires qui ont pesé pendant des décennies sur l'économie et les citoyens. A.G (http://www.lepetitjournal.com/athenes.html) mardi 23 septembre 2008
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