| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 23-09-2008 00:00
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Alors qu’un compte-rendu de l’OTAN apparu dans la presse canadienne, pointe encore une fois des erreurs lors de l’embuscade des talibans fatale à l'armée française, le Parlement a confirmé le maintien de l’armée en Afghanistan Sans surprise, la majorité UMP, avec le Nouveau Centre et le MoDem, a voté hier pour le maintien des forces françaises en Afghanistan. Et comme annoncé, l’ensemble de la gauche s’y est opposé. La session extraordinaire du Parlement n’a donc pas été influencée par la nouvelle polémique, née ce week-end à la suite d’un article du Globe and Mail. Le journal canadien a publié samedi l’extrait d’un rapport, signé par un officier du centre opérationnel de l’OTAN. Accompagné d’un en-tête "secret", le document relate le manque de munitions et de moyens de communication auquel les parachutistes pris dans l’embuscade du 18 août ont dû faire face. Mais pour le ministre de la Défense Hervé Morin, et le chef d'état-major des armées, Jean-Louis Georgelin, il s’agit d’un simple "compte-rendu parcellaire", réalisé "à chaud", comme à chaque événement de ce genre, par "le chef du détachement de l'élément des forces spéciales américaines".
Guerre et doute Cette polémique n’arrange tout de même pas le gouvernement qui se heurte de plus en plus à l'opinion régnant en France sur le sujet, notamment après la publication récemment d’un reportage sur les talibans dans Paris-Match. Pour faire baisser la tension, Morin et Georgelin ont donc très rapidement reconnu l’existence du compte-rendu hier, tout en soulignant son inexactitude. Selon eux, le ravitaillement en munitions s’est normalement déroulé, ainsi que l’appui aérien. Cela a été confirmé par l’un des soldats rescapés, tout en précisant que son chef de section avait pu diriger les renforts à l’aide de sa radio, après une coupure d’une heure. Mais le doute s’est bien immiscé dans le débat, et c’est toute la stratégie de l’OTAN sur place qui est remise en cause aujourd’hui par les opposants. Le PS et les Verts on notamment évoqué un risque d’enlisement. François Fillon, lui, a dénoncé "le mensonge et la désinformation" à propos du compte-rendu, face aux députés débattant sur le sujet. Il a appelé à l’"union nationale". Mais il a aussi implicitement reconnu un sous-équipement, en annonçant l’envoi dans les prochaines semaines de moyens supplémentaires, à savoir des hélicoptères, des drones, du matériel d’écoute et des mortiers. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) mardi 23 septembre 2008 En savoir plus Le Nouvel Obs - Aghanistan : la fin du consensus France-Info - La France a-t-elle sa place en Afghanistan ? Libération - "Nous avons le choix entre plusieurs mauvaises solutions"
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