|
POLITIQUE - Jonas Gahr Støre fait l'unanimité |
|
mardi 23 septembre 2008 |
Le Ministre des Affaires Etrangères semble faire l’unanimité autour de
lui et s’impose petit à petit dans les esprits comme un futur leader du
Parti travailliste. Pour le vétéran du parti, Haakon Lie, qui fêtait hier ses 103
ans, la question ne se posera pas avant les législatives de 2013
Le ministre des Affaires étrangères Jonas Gahr Støre sera candidat à Oslo lors des prochaines législatives (photo : Bjørn Sigurdsøn)Jonas
Gahr Støre sera-t-il le prochain leader du Parti travailliste ? A en
croire les nombreux articles publiés sur le sujet, le très populaire
Ministre des Affaires Etrangères semble faire l'unanimité autour de son
nom. Pour le vétéran du parti, Haakon Lie, qui fêtait hier ses 103
ans, la question ne se posera toutefois pas avant les législatives de
2013. D’ici là, rien ne semble justifier un départ de Jens Stoltenberg.
D’ailleurs, lorsqu’il s’exprime sur le sujet, Jonas Gahr Støre affiche
un profond respect pour le Premier ministre à qui il doit son entrée en
politique et déclare vouloir continuer à travailler à ses côtés. Né
à Oslo en 1960, Jonas Gahr Støre a effectué une partie de ses études en
France à Sciences Po de 1981 à 1985. Il parle d’ailleurs couramment le
français. Marié et père de trois enfants, il a occupé plusieurs
fonctions au sein du cabinet du Premier ministre de 1989 à 1997, avant
de devenir Secrétaire d’Etat auprès de Jens Stoltenberg de 2000 à 2001.
Il a également été Directeur exécutif au sein de l’Organisation
mondiale de la santé (1998-2000) et Secrétaire général de la
Croix-Rouge norvégienne de 2003 à 2005. En 2005, il a rejoint le gouvernement Stoltenberg en tant que Ministre des Affaires Etrangères.
Pour bien négocier, il faut selon lui être à l'écoute des intérêts de l'autre Fervent
partisan de l’engagement international de la Norvège, il défend une
approche politique ouverte aux changements et aux réalités. Pour lui,
la coopération ne peut se limiter à une logique de proximité
géographique. Avec l'émergence et le développement de la mondialisation, les notions de distance et d'impact ont évolué. En mai dernier, dans sa présentation devant le parlement
de l’action gouvernementale en matière de la politique étrangère, il
affirmait que si la Norvège ne montrait pas sa volonté et sa capacité à
s’engager au delà de ses frontières, elle manquait à la défense de ses
propres intérêts. Parmi les champs d’action qu’il cite, l’on retrouve
la prévention des conflits, la lutte contre la pauvreté, la santé, le
changement climatique. Son charisme, son pragmatisme, sa qualité
d’écoute associés à une compétence unanimement reconnue sont
quelques-uns des solides fondements de sa popularité. Ses qualités
de négociateur sont également appréciées et régulièrement sollicitées
lors de conférences internationales. Dans une intervention à Harvard
l’an dernier, il déclarait à propos de son expérience des négociations
internationales : "ce qui m’a ouvert les yeux et changé mon point de
vue, c’est quand j’ai découvert que je pouvais satisfaire plus avant
mes intérêts en consacrant davantage de temps à essayer de comprendre
les intérêts de l’autre partie". S’il reconnaît que ce n’est pas un
chemin toujours facile à suivre, il dit ne pas en voir de meilleur. Etre
élu député est un incontournable pour devenir un jour Premier ministre
! Jonas Gahr Støre vient récemment de franchir le premier pas en
entrant sur la liste du Parti travailliste à Oslo pour les législatives
de 2009. Thierry GUENIN. (www.lepetitjournal.com - Oslo) mardi 23 septembre 2008
Lire aussi : POLITIQUE - Panorama des 7 plus grands partis norvégiens |