| Ecrit par BUDAPEST,
le 22-09-2008 00:00
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La capitale hongroise a été samedi le théâtre de deux manifestations politiques. A la manifestation de la charte démocratique du Premier ministre Ferenc Gyurcsany contre les discriminations, la montée de la violence et le racisme s'est, en effet ajoutée une manifestation de l'opposition nationaliste d'extrême droite du Jobbik dirigée par Gábor Vona qui s'est terminée par des échauffourées entre les extrémistes et la police
Les organisations tziganes étaient présentes sur la place du parlement(Photo Christophe Perron LPJ) Environ 4 500 personnes ont répondu à l'appel de la charte démocratique et des associations tziganes et se sont réunies à 15 heures devant le Parlement pour manifester leur attachement aux valeurs démocratiques et leur lutte contre les discriminations. De nombreuses personnalités politiques et culturelles hongroises se sont succédé à la tribune, parmi lesquelles le Premier ministre Ferenc Gyurcsany qui a appelé à l'unité en soulignant que «les Hongrois ne sont pas les ennemis des Hongrois, au contraire ils sont frères, il ne peut y avoir de guerre entre les Hongrois». Dans le même temps, un millier de militants d'extrême droite du Jobbik sont partis de la place des Héros et ont descendu l'avenue Andrassy avec à leur tête la milice du parti, la Magyar Garda. Les manifestants arborant le drapeau à bandes rouges et blanches de l'extrême droite ont appelé à la dissolution immédiate du Parlement et à l'éviction de Gyurcsany considéré comme «un traître». Des affrontements entre les extrémistes et la police En fin d'après-midi, alors que le rassemblement touchait à sa fin, entre 150 et 200 militants d'extrême droite ont attaqué le monument soviétique de Szabadsag ter marquant la fin de la Deuxième Guerre mondiale pour rendre hommage aux «victimes des crimes communistes et tziganes». Les extrémistes armés de pierres, de bâtons ou de cocktails Molotov s'en sont ensuite directement pris à la police qui a rapidement riposté à l'aide de grenades lacrymogènes et de canons à eau. Présentes en grand nombre, les forces de l'ordre ont rapidement maîtrisé la situation mais des dégâts matériels, vitrines de magasins et voitures endommagées, poubelles brûlées, ont été signalés. Une voiture de police a même été brûlée. Samedi soir huit extrémistes ont été arrêtés. Ces échauffourées ne sont, toutes proportions gardées, pas sans rappeler les émeutes de septembre 2006. Les extrémistes avaient alors réagi violemment aux propos de Gyurcsany qui avait avoué avoir menti lors de la campagne électorale d'avril de la même année, sur l'état de l'économie hongroise. Ces récents événements témoignent donc de la stratégie d'action par coups d'éclats médiatiques du Jobbik qui on le rappelle, reste un parti très minoritaire et non représenté encore au Parlement. C. PERRON. (www.lepetitjournal.com-budapest) lundi 22 septembre 2008
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