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CHILI – La lente ruée vers l'or des escargots

Ecrit par SANTIAGO, le 06-10-2008 00:00

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Entre 2004 et 2006, l'exportation d'escargots gris a augmenté de près de 5000% au Chili. Un marché qui a séduit de nombreux amateurs. Si aujourd'hui l'exportation semble arriver à saturation, les exploitants tentent de se diversifier pour rentabiliser la vente de ces petits mollusques de terre dont les français sont friands

Les exportations  d'escargots ont augmenté de 5000% entre 2004 et 2006. Au premier rang des acheteurs, les espagnols qui consomment près de 14 milles tonnes de mollusque par an, suivent la France et la Chine. Le Chili possède les escargots mais pas les consommateurs. Certains ici en font leur beurre. Catherine Guyperret, française, expatriée au Chili depuis 1982. «On y avait pensé avant mais il existait déjà quelques éleveurs. En 2004, j'ai franchi le pas et je suis allé faire un stage en France, en Charente Maritime. J'y ai appris toutes les techniques françaises.» De retour au Chili, elle monte alors des parcs d'élevage au sud de Santiago. «Tout ce que nous faisons là-bas, les chiliens ne savent pas le faire. Ils viennent nous rendre visite pour se renseigner et copier nos méthodes.» Si Catherine Guyperret ne cache pas ses «secrets» de productions, c'est parce que l'élevage n'est pas l'activité la plus rentable. Le Chili possède en effet sur ses terres des milliers de tonnes d'escargots "sauvages".  Ces «gros gris», identiques à ceux que l'ont trouve sur la côte atlantique en France, possèdent une saveur particulière. «Nous les ramassons dans les plantations d'avocatiers» précise Catherine Guyperret, «les agriculteurs sont contents car ils n'utilisent plus de pesticides, c'est bon pour l'environnement et pour le goût de nos escargots qui est unique. Mes clients en France et en Belgique en redemandent.»

Des produits dérivés plus rentables
Après avoir été le plus gros exportateur chilien, Catherine Guyperret a changé de politique économique. Si elle continue à envoyer coquilles et mollusques sur le vieux continent, elle s'est aussi diversifiée. «Nous faisons des plats tous prêts pour essayer de séduire un public chilien à priori réticent.» Avec ces plats préparés, elle fait le tour des foires et des expositions rurales pour tenter d'acquérir de nouveaux clients locaux cette fois. Mais ce n'est pas tout, la bave, riche en collagène est  utilisée pour élaborer des crèmes cosmétiques, efficaces, semble t-il. De quoi se faire une beauté, en attendant qui sait? De consommer des petites bêtes à cornes  en empanadas ou en brochette,  pendant les fêtes du 18 septembre...
Michael Couvret (www.lepetitjournal.com - Santiago) Lundi 15 septembre
Photo LPJ Santiago


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