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ELECTIONS - Enjeux bavarois |
| Ecrit par Sébastien VANNIER,
le 22-09-2008 00:00
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Bousculée par la difficile succession d’Edmund Stoiber, la CSU n’est plus assurée d’obtenir la majorité absolue lors des élections régionales de ce dimanche en Bavière. Autres enjeux de ce vote : le score du SPD et l’éventuelle entrée au parlement de Die Linke A Munich, les petits partis pourraient profiter de l'érosion de la CSU. (Photo. Marienplatz Munich. LPJ)
"50 + x" ou "50 – x" ? Cette équation à une inconnue tourmente en ce moment la CSU (Christlich-Soziale Union). La petite sœur de la CDU d’Angela Merkel domine la Bavière depuis des décennies et l’enjeu des élections régionales n’était jusque-là que de savoir de combien de points ce parti dépasserait la barre des 50%.
Difficile succession d’Edmund Stoiber Seulement, les dernières années n’ont pas été des plus tranquilles dans la paisible Bavière. Edmund Stoiber, ministre-président depuis 1993, a vu en 2005 Angela Merkel réussir là où il avait lui-même échoué par deux fois, c’est-à-dire battre le SPD de Gerhard Schröder et reconquérir la chancellerie. Edmund Stoiber refuse même le poste de "super"-ministre de l’économie proposé par Angela Merkel pour rester à ses affaires bavaroises. La CSU enverra finalement Michael Glos et Hort Seehofer au gouvernement mais cet épisode laissera des traces au sein du parti et la succession du ministre-président est alors ouverte. Edmund Stoiber annonce en début 2007 son retrait et c’est le duo Erwin Huber - Günther Beckstein qui prend la relève en octobre 2007. Le premier comme chef du parti, le second comme ministre-président et qui remet donc son poste en jeu lors de ces élections.
CSU et SPD dans la tourmente Mais les duettistes n’ont pas vraiment réussi à convaincre et la CSU a subi une sévère déconvenue lors des élections communales de mars dernier. Du coup, le dernier sondage place la CSU à 49%. Un score à faire pâlir d’envie n’importe quel autre parti mais pas la CSU pour qui ce serait un cataclysme retentissant. Le SPD n’est pas au mieux non plus. Le parti social-démocrate compte sur l’arrivée récente du duo Steinmeier-Müntefering à sa tête pour booster ses scores pour l’instant moribonds en Bavière (19% selon les sondages).
Petits partis, grands vainqueurs ? Ce sont donc surtout les petits partis qui devraient profiter de cette érosion. Pas moins de trois nouveaux partis pourraient faire leur entrée au Parlement où siègent déjà les Verts. Le FDP est quasiment sûr de son coup, les Freie Wähler avec Gabriele Pauli (l’ancienne rebelle de la CSU) en tête d’affiche pourraient atteindre les 5% nécessaires. Quant au parti de gauche Die Linke, le message est clair : s'ils réussissent cet exploit d’entrer dans ce bastion de la droite qu’est la Bavière, plus personne ne pourra les négliger sur l’échiquier politique. A 4% pour l’instant, ils n’ont plus qu’un petit point à aller chercher avant dimanche. Les résultats de la Bavière pourraient même faire basculer l’élection du président fédéral qui se tiendra en mai 2009 entre Horst Köhler et Gesine Schwan et qui prend en compte le poids des différents parlements régionaux. Sébastien VANNIER. (www.lepetitjournal.com/berlin.html) lundi 22 septembre 2008
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