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Bolivie – Le président Lula soutient son homologue Morales Face à la crise politique qui secoue le gouvernement d’Evo Morales en Bolivie. Ses opposants politiques ont mené des manifestations qui ont provoqué la mort d’une quinzaine de personnes. Le président de gauche Evo Morales – premier chef de l'Etat bolivien à revendiquer son origine amérindienne – et ses opposants, conduits par les gouverneurs de cinq provinces hostiles à ses réformes agraires, fiscales et constitutionnelles, installés le long de la frontière avec le Brésil. Lula confirme un engagement ferme et total auprès du président bolivien, qui a expulsé l’ambassadeur des Etats-Unis à La Paz le 14 septembre. Morales soutient que les Etats-Unis ont comploté avec les opposants. Lula, soutient néanmoins son voisin Morales, en déclarant qu’ «Evo » a eu raison d’expulser l’ambassadeur, s’il y a réellement eu complot. Les gazoducs en direction du Brésil, abimés lors d’un attentat la semaine dernière ont été réparés et sont à nouveau en état de marche normal. LB (www.lepetitjournal.com – São Paulo, jeudi 18 septembre 2008)
Bourse – Le Brésil n’est pas épargné par la crise Hier, la Bovespa (la Bourse des Valeurs de São Paulo) a clôturé en baisse de 6,7%, ce qui est encore pire que les pertes subies à Wall Street. Ses pertes sur le mois s’accumulent à 17,6%, et 28,1% depuis le début de l’année. L’indice Ibovespa est descendu à 45.908 points, soit le niveau le plus bas depuis avril 2007. Le marché des actions connaît une baisse de 15%. Les actions Rossi Residencial, Brasil Telecomunicações et Gol ont connu les plus fortes baisses. D’après les analystes, la valorisation de la Bovespa est fortement corrélée aux valeurs des matières premières, qui ont été portées par une bulle spéculative au premier semestre 2008. LB (www.lepetitjournal.com – São Paulo, jeudi 18 septembre 2008)
Grève – La Police Civile Paulista est paralysée Après la grève éclaire le 13 août, qui avait été suspendue car le gouvernement avait accepté immédiatement la négociation, la Police Civile de São Paulo a repris la grève mardi 16 septembre. Ses représentants demandent une réévaluation des salaires, avec 15% d’augmentation en 2008, et encore 12% les deux prochaines années. Le gouvernement de l’état a alors injecté quelques 500 millions de réais dans la masse salariale, ce qui est jugé insuffisant par les organisations syndicales. La police civile déclare que la grève est suivie par 90% des délégations de l’état. Pour rassurer les grévistes sur leurs droits et les aiguiller quant aux services indispensables et ceux qui peuvent être paralysés, les syndicats ont distribué un guide. Trois-quarts des personnes venues déposer une main courante pour une agression ou un vol, sont repartis bredouilles. Malgré cela, la police affirme n’avoir reçu aucune plainte de citoyens. Lisa BINET (www.lepetitjournal.com – São Paulo, jeudi 18 septembre 2008) |