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La tempête Delta a provoqué sur les îles Canaries, d’énormes dégâts humains et matériels. On comptait hier sept morts et 200.000 personnes privées d'électricité. Avec elle s’en va également l’un des monuments symbolique de l’île : "El dedo de Dios"
Des Africains rescapés de la tempête sur une plage des Canaries (photo AFP)
La tempête tropicale Delta, née dans l’Atlantique, au sud-ouest des Açores, mercredi dernier, est devenue extratropicale lundi, au sud-ouest des îles Canaries. Elle a atteint le Maroc hier, après que les pluies diluviennes et les vents violents aient provoqué la mort de sept personnes dans l’archipel des Canaries. Parmi eux se trouvaient six immigrants sub-sahariens dont le bateau a échoué au sud de Gran Canaria. Même si tout l’archipel est touché, les îles les plus affectées sont celles de Tenerife et La Palma, avec des vents atteignant plus de 150 km/h. Lundi soir, quelque 500 personnes ont dû dormir à l’aéroport de Los Rodeos, au nord de Tenerife.
Plus de 200.000 personnes se sont également retrouvées sans électricité. Parmi les dégâts matériels, un des symboles de l’île, "El dedo de Dios", n’a pas supporté Delta et s'est retrouvé très endommagé.
Une année 2005 fatale
Ce monument naturel, formation rocheuse exceptionnelle, restera tristement marqué par la journée d'hier. Alors que ces derniers temps, on étudiait la possibilité de préserver ce monument et même d’y installer un système lumineux pour pouvoir l’admirer de nuit, le maire d'Agaete a estimé qu'il s'agissait d'une perte “irréparable”.
La saison cyclonique se termine en principe fin novembre. Il est temps. Car 2005 est une année noire concernant les aléas climatiques. Wilma, Rita, Katrina, Adrina : ces noms correspondent tous à des ouragans, typhons, cyclones ou tempêtes de plus en plus violents, ayant dévasté de nombreuses régions du monde, laissant derrière eux des dégâts matériels et humains sans précédent.
Anne GANICHAUD. (LPJ) 30 novembre 2005 |