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Le fonds monétaire international a revu à la baisse les prévisions 2005 pour la Pologne et a mis en évidence la nécessité pour le pays de réduire son déficit budgétaire. Deux analyses qui ne vont pas dans le sens du programme du nouveau Gouvernement
Le FMI craint que la croissance ne ralentisse en Pologne (photo AFP)
La croissance du PNB attendue cette année par le FMI serait seulement de 3%, et de 4% en 2006, selon les propos de Susan Schadler, chef d´une mission de l’organisation sur la Pologne, recueillis dans le Dow Jones Newswires. Le fonds monétaire international prévoit pour le pays un déficit oscillant autour de 5% du PIB lors des 4 prochaines années, tandis que l´Union Européenne exige des nouveaux candidats un déficit public n´excédent pas 3%.
Selon le FMI, la Pologne devra donc réduire son déficit budgétaire à 30 milliards de zlotys pour maintenir une stabilité macroéconomique et atteindre les critères de convergence. Elle devra aussi consolider sa politique fiscale et budgétaire pour gagner le pari de la croissance et la confiance des investisseurs. Enfin, Varsovie devra certainement reconsidérer ses recettes prévisionnelles pour 2006.
Des choix de politique intérieure
Les mesures présentées par le FMI, notamment de réduire les déficits et les dépenses sociales risquent de mettre un frein aux orientations de politique générale présentées par le Premier ministre Polonais le 10 novembre dernier lors du vote de confiance.
Le nouveau gouvernement prévoir en effet ka consolidation des dispositifs de sécurité, le soutien économique et social aux familles, une politique économique fondée sur la solidarité, le développement de l´agriculture et des espaces ruraux, le retour dans le giron de l´Etat d´un certain nombre d´entreprises telles que Lasy Państwowe, TVP, Polskie Radio, Poczta Polska, PKO BP, Lotos, PKN Orlen, KGHM et BOT.
Quelques dizaines d´années après avoir lancé un ambitieux programme de réformes économiques, la Pologne se révèle être l’une des économies en transition les plus performantes d’Europe. Néanmoins, elle se trouve aujourd´hui confrontée à des choix de politique intérieure forts et à la question de son positionnement sur la scène internationale.
F.L. (LPJ – Varsovie) 30 novembre 2005 |