| Ecrit par Olivier Soumah-Mis,
le 18-09-2008 00:00
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Marche Blanche du 30 Août 2008 (vivirenmexico.com) Pendant les mois d’été, la violence a redoublé un peu partout dans le pays, depuis le mois de janvier, sont mortes 3000 personnes, plus que sur l’ensemble de l’année 2007. Le gouvernement du président Calderón est sous la pression de la rue depuis la marche blanche du 30 Août dernier provoquée par la mort du fils Marti dont le père est le propriétaire de la chaîne de magasin de sport du même nom. Les Mexicains ont manifesté en masse le 30 août contre la criminalité, le "narcotrafic", les enlèvements et la corruption, dans une "Marche blanche" suivie à travers le pays et qui a conduit 200.000 personnes dans les rues de la capitale.
La situation dans le pays est grave, le gouvernement est en guerre contre ces cartels. Ces morts proviennent également de la guerre entre ces cartels de narcotrafiquants. Le Mexique est passé le premier pays au monde pour les enlèvements ce qui a des incidences sur le tourisme, même si les touristes n’en sont pas les cibles, mais également sur l’économie, le ministre de l’économie Mr Carlsterns a déclaré que l’insécurité accroît le coût de fonctionnement des entreprises de 5 à 10%. Le gouvernement du président Calderón attaque de front ces cartels. Est-ce la bonne stratégie ? Sachant que la violence est entretenue, alimentée par la corruption qui est le mal endémique du pays. Ne faudrait-il pas plutôt s’attaquer directement à la corruption plutôt qu’aux cartels ? Le jeune Martí de 14 ans a été kidnappé et tué, après paiement de la rançon, par d’anciens policiers, les chefs des cartels sont prévenus à l’avance par la police ou l’armée lorsqu’il va y avoir une perquisition ou une descente de policiers ou de l’armée chez eux, les juges, les politiques, la police, l’armée, tout le monde touchent, la société civile également, les banques, les constructeurs immobiliers, la Riviera Maya a été construite grâce à de l’argent blanchi, le nouveau quartier d’affaire de México, Santa Fé, également. Le dernier classement de l’ONU classe le Mexique au 6ème rang mondial des pays qui possède une présence du crime organisé sur leur territoire. Cette présence génère une grande corruption puisque cette même étude estime que 6% des municipalités du pays ont un quelconque lien avec des groupes de narcotrafiquants. Le gouvernement doit il s’en prendre directement aux cartels ou d’abords à la corruption ? Tel est la question. Le chantier est immense et il va falloir beaucoup de courage politique pour rétablir la paix sociale dans le pays. Par Olivier Soumah-Mis (www.lepetitjournal.com) Jeudi 18 Septembre 2008
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