| Ecrit par LPJ Budapest,
le 15-09-2008 00:00
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Face à un climat d’incertitude politique à son apogée, les partis politiques s’organisent. Alors que l’opposition conservatrice du Fidesz menée par Viktor Orban souhaite la tenue d’élections anticipées, le parti socialiste du Premier ministre Ferenc Gyurcsany tente de convaincre les démocrates libres du Parti libéral de renouveler leur alliance et de soutenir leur programme d’allégement fiscal pour rester aux affaires Le Parlement sera-t-il dissout ?(photo LPJ)
Un sondage de Szazadvey forsense révèle que 45% des électeurs seraient favorables à la tenue d’élections anticipées. Avec seulement 39% de soutien et 62% d’électeurs mécontents de la politique menée actuellement, le gouvernement Gyurcsany semble plus que jamais sur un siège éjectable. A noter également la montée des insatisfaits dans les deux partis (33 % du panel) et des partisans d’une troisième voie qui atteignent avec 42% des sondés un score sans précédent. Dans ce contexte politique on ne peut plus incertain, l’opposition du Fidesz de Orban appelle à la dissolution du Parlement et discute avec le petit parti de centre droit du MDF dirigé par Ibolya David. Les négociations auront lieu d’ici jeudi mais n’incluront pas les démocrates libres qui ont décliné l’invitation du MDF. Ces derniers sont très courtisés car les cinq voix qu’ils représentent pourraient peser très lourd d’un côté comme de l’autre pour obtenir la majorité au Parlement. Selon le journal Nepszabadsaz, les démocrates libres vont négocier avec les socialistes mais l’attitude à adopter divise au sein même du parti. En effet, alors que le leader Gabor Fodor est favorable à des négociations dans le cadre d’un gouvernement de transition, «d’experts», qui délogerait Gyurcsany, un autre courant voudrait entamer des négociations plus profondes avec les socialistes et pourrait remettre en cause le leadership du parti. Ainsi, selon certains membres du parti qui ont préféré rester anonymes, l’idée d’un gouvernement d’experts n’a en réalité pas été discutée et la plupart des démocrates libres y serait opposée. Gabor Horn a calmé le jeu en assurant que cette question serait l’objet d’un débat ultérieurement. Des réformes fiscales qui divisent Depuis deux ans, le gouvernement Gyurcsany a entrepris d’importantes réformes notamment dans le domaine fiscal. Peter Kiss, chef de cabinet du Premier ministre a défendu ce programme vendredi à la télévision en rappelant que ces réformes de grande ampleur ne peuvent avoir d’effets positifs visibles qu'à long terme et a annoncé une pause pour les prochaines années. Celui-ci a cité l’exemple de la réforme de la sécurité sociale qui aurait permis de combler l’immense déficit et même de dégager un excédent pour l’année 2007. Rappelons que cette réforme s'était heurtée à l’opposition populaire et avait été à l’origine de la scission des Démocrates libres au sein de la coalition. Le programme d’allégement fiscal proposé dernièrement fait aussi débat. Ce dernier creuserait en effet un trou de 145 billions de HUF dans le budget selon le quotidien économique Vilaggazdasaz. Le projet de loi prévoit cependant une hausse de la taxe concernant la tranche de revenu la plus basse qui permettrait d'engranger 70 milliards de HUF et l’introduction de taxes sur les bénéfices des entreprises ainsi que sur l’usage privé des voitures de compagnie qui pourrait compenser les pertes et même atteindre un excédent de 10 milliards de HUF. Les Démocrates libres, quant à eux, hésitent à soutenir ce programme et menacent de ne pas voter le budget proposé par les socialistes. Les négociations entre les deux partis entamées jeudi ont abouti à un accord pour la poursuite des discussions et la recherche de solutions politiques communes. Cette rencontre pourrait mener à un programme commun même si la question d’un gouvernement de transition n’a pas été abordée jeudi. La rencontre a en tout cas eu le mérite de dégager les points communs mais aussi les divergences notamment sur les réformes en cours et l’idée d'un «gouvernement d’experts». Mardi dernier a par ailleurs été décidée la tenue d’un congrès extraordinaire qui, d’après le porte-parole du parti Istan Nyako, aura lieu entre le 27 septembre et le 11 octobre. Les socialistes pourront alors choisir entre 3 possibilités : dissoudre le Parlement et risquer d’offrir la victoire annoncée au Fidesz, répondre aux exigences des Démocrates libres et créer un gouvernement «d’experts» sans Gyurcsany ou enfin parvenir à convaincre 5 députés indépendants de voter leurs réformes et leur budget. C. PERRON. (www.lepetitjournal.com – Budapest) lundi 15 septembre 2008
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