| Ecrit par Patrice Cam,
le 10-09-2008 00:00
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Les Bleus et Raymond Domenech doivent battre les Serbes ce soir au stade de France. Sous peine de dire quasiment au revoir au Mondial 2010 pour les uns, adieu à l’équipe de France pour l’autre Ce soir, face à la Serbie, Raymond Domenech devra à tout prix mener ses hommes vers la victoire (photo AFP)
Les rescapés tricolores de l’Euro n’avaient pas vu Vienne en juin. Samedi, leur visite dans la capitale autrichienne s’est soldée par une cinglante défaite (3-1) qui place l’équipe de France au pied du mur alors qu’elle accueille la Serbie, mercredi soir, au stade de France. L’enceinte de Saint-Denis sera à moitié vide pour ce qui constitue déjà un tournant sur la route de la Coupe du monde 2010. Preuve que les Bleus ne font plus rêver. Leur pathétique valse viennoise n’a rien fait pour redorer un blason où brille une étoile 1998 de plus en plus terne. Thierry Henry, seul rescapé de l’âge d’or des Bleus en l’absence de Vieira, encore blessé, a enfilé le brassard de capitaine. Mais le Barcelonais n’a rien pu faire pour empêcher le navire de sombrer face aux rustres Autrichiens. Pas plus que le sélectionneur, qui a encore affiché des lacunes consternantes dans la préparation puis le coaching du match et un discours affligeant au moment du bilan. Domenech n’a plus d’idées Raymond Domenech n’a pas plus d’idées qu’en juin pour relancer une machine bleue sans ressort ni envie. Le Conseil fédéral doit se mordre les doigts d’avoir reconduit début juillet le finaliste du Mondial 2006. Il lui a fixé un objectif de cinq points sur les trois premiers matches que Domenech ne peut plus atteindre qu’en remportant les deux derniers : ce France-Serbie puis Roumanie-France, le 11 octobre. Autant dire que le sélectionneur se trouve sur un siège éjectable. Mais la situation n’a rien de désespérée. Les Français ont les moyens de faire plier la Serbie, difficile vainqueur des Feroé (2-0), samedi. Encore faudrait-il innover dans le jeu et le choix des hommes alors que Domenech s’arc-boute sur un système (4-4-2) souvent inopérant en attaque et qu’il peine à trouver une formule défensive efficace. A Vienne, avec un Mexes en dessous de tout, responsable de deux des trois buts encaissés, l’équipe de France s’est fait hara-kiri. Au Stade de France, il lui faudra retrouver une formule gagnante, alors que son dernier succès en match officiel remonte au France-Lituanie (2-0) d’il y a presque un an, à Nantes. Cette victoire avait permis à Henry de battre le record de buts de Platini chez les Bleus et de dégager la route de l’Euro. Onze mois plus tard, l’équipe de France joue déjà sa survie. Son sélectionneur en tête. Patrice CAM. (www.lepetitjournal.com) mercredi 10 septembre 2008
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