|
JO - Premier cas de dopage pendant les Jeux Paralympiques |
| Ecrit par Frédèric Mazellier,
le 10-09-2008 00:00
|
|
Les athlètes paralympiques veulent eux aussi améliorer leurs performances au détriment des valeurs sportives. L’haltérophile pakistanais Naveed Ahmed Butt en a fait les frais
Fu Niu Lele, la mascotte des Jeux paralympique de Beijing (photo Bocog)Exclusion immédiate des Jeux Paralympique de Pékin et deux ans d’interdiction de compétition. Voilà la sanction qu’a reçue un haltérophile pakistanais pour avoir été contrôlé positif aux stéroïdes. Il s’agit du premier cas de dopage lors de ses Jeux de Pékin Paralympiques. L’échantillon d’urine du Pakistanais Naveed Ahmed Butt prélevé le 4 septembre dernier s’est révélé positif aux stéroïdes, un cas peu étonnant selon Jean-Claude Druver, médecin de la délégation française : "Dans l’histoire du sport, l’haltérophilie a toujours été l’épreuve la plus touchée par le dopage". Philip Craven, président du Comité International Paralympique (CIP), avait réclamé lors de la cérémonie d’ouverture "une totale transparence" ainsi que des Jeux "100% propres". Le défi est d’ores et déjà raté. Des primes qui incitent au dopage Comme pour les Jeux des valides, les contrôles ont été renforcés. Depuis le 1er septembre, 297 tests ont été effectués, et le Comité prévoit de contrôler plus de 1.000 athlètes d’ici le 17 septembre. A Athènes en 2004, 680 contrôles antidopage avaient été effectués pour 10 cas positifs relevés. Cette année, avec les primes alignées sur celles des sportifs (50.000 euros pour une médaille d’or, 20.000 pour l’argent et 13.000 pour une médaille de bronze pour les athlètes français), la tentation de faire un résultat est grande, d’où cette peur de voir le taux de résultats sanguins positifs augmenter. Au tableau des médailles, après trois jours de compétition, la Chine fait déjà la course en tête, avec pas moins de 30 médailles dont 8 en or. Frédèric MAZELLIER. (http://www.lepetitjournal.com/pekin.htlm) mercredi 10 septembre 2008
|