Se faire oublier du siège, perdre son réseau ou revenir avec la grosse tête... l’expatriation vous réserve bien des pièges. Voici les conseils de Lionel Ancelet, consultant indépendant et coach pour les expatriés
1. Préparez votre retour dès le premier jour
"On part en général dans de bonnes conditions et on s’attend à ce qu’on nous déroule le tapis rouge au retour, mais on ne vous aura pas forcément gardé une place au chaud", note Lionel Ancelet, consultant et coach. Ne comptez pas trop sur le service des ressources humaines et n’oubliez pas qu’il vous faudra chercher un poste par vous-même.
2. Cultivez votre réseau
"Il faut rester visible et garder un œil sur ses collègues", conseille le coach. Vous pouvez utiliser des réseaux professionnels comme LinkedIn ou Viadeo, ainsi que l’annuaire des anciens de votre école, également consultés par les chasseurs de tête. Envoyez des mails et téléphonez, l’idéal étant de voir ses collègues à chaque retour en France. Tenez-vous informé de l’actualité du secteur.
3. Demandez-vous s’il faut rester, repartir ou rentrer
"Que ce soit au niveau professionnel ou personnel, mieux vaut passer au moins deux ou trois ans dans le pays", indique-t-il. Cela dépendra ensuite des opportunités, du caractère stratégique pour votre entreprise, de votre famille… "Plus on reste longtemps, moins on a envie de rentrer en France", remarque le consultant. Vous pouvez aussi enchaîner les expatriations mais, là encore, ce sera de plus en plus difficile de retrouver la France.
4. Attendez-vous à un choc culturel au retour
"On s’imagine que le retour sera facile car on connaît le pays et l’entreprise, prévient Lionel Ancelet. En fait on a évolué dans une culture différente. Il faut faire preuve de souplesse et d’humilité, prendre un certain recul et accepter de refaire ses preuves." En plus du choc culturel, le retour n’est pas toujours évident sur le plan matériel.
5. Valorisez votre expérience
"Comme un diplôme, l’expatriation peut faire la différence si on la fait fructifier", explique-t-il. Il faudra apprendre à vendre votre expérience. "Dans une carrière, une expatriation n’est ni nécessaire, ni suffisante. Mais je la conseille car cela représente un vrai enrichissement pour soi et sa famille", conclut-il.
Chloé CAFFAREL. (www.lepetitjournal.com) mercredi 17 septembre 2008