| Ecrit par Patrice Cam,
le 05-09-2008 00:00
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L’équipe de France entame samedi, en Autriche, les éliminatoires du Mondial 2010. Une route vers l’Afrique du Sud pas vraiment dégagée après la débâcle de l’Euro en Suisse Demain en Autriche, Raymond Domenech et ses joueurs n'auront pas droit à l'erreur (photo AFP)
Les Bleus n’ont pas vu Vienne, au mois de juin. Leur désastreux premier tour de l’Euro 2008 (un seul point, un seul but) les a cantonnés en Suisse, laissant l’Espagne voler vers le sacre continental autrichien. Près de trois mois après cette déroute, l’équipe de France repart en campagne éliminatoire avec une première étape à Vienne et la Coupe du monde 2010 dans le viseur. Si elle ne veut pas rater ce premier rendez-vous planétaire en Afrique, au pays de Nelson Mandela, l’équipe de Raymond Domenech ne doit pas se planter en Autriche, samedi, et plus encore dès mercredi, au stade de France, face à la Serbie. Dans un groupe 7 piège, qui comprend aussi la Roumanie (obstacle insurmontable en juin à Zurich, 0-0), la Lituanie et les Iles Feroe, deux nations déjà croisées lors des dernières qualifications, les Tricolores devront remettre le bleu de chauffe pour parvenir à leurs fins. Et le sélectionneur devra changer ses plans. Domenech a sauvé sa tête début juillet, la FFF ne procédant qu’à quelques aménagements du staff. Mais le patron des Bleus n’aura pas droit à l’erreur. Il le réfute mais la fédération lui aurait imposé une feuille de route à cinq points minimum sur les trois premiers matches, qui incluent le Roumanie-France du 11 octobre. Sans garantie défensive Domenech débutera cette campagne sans ses anciens cadres, retraités ou blessés (Thuram, Sagnol, Makelele, Coupet, Vieira, Ribéry). Avec une défense largement remaniée (Mandanda dans les buts et un quatuor Sagna-Gallas-Mexès-Evra sans repères) et un duo de récupérateurs Diarra-Toulalan inexpérimenté, les Bleus partent sans garantie défensive. Reste le potentiel offensif. Avec Govou et Nasri sur les ailes, et le duo Benzema-Henry en pointe, l’équipe de France peut percer n’importe quelle muraille, surtout celle de l’Autriche. Pour sa répétition amicale, en août, la France s’est imposée 3-2 en Suède, dessinant ses forces et ses faiblesses du moment. Reste à conserver la bonne tendance. Patrice CAM. (www.lepetitjournal.com) vendredi 5 septembre 2008
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