| Ecrit par Frederic Guitton,
le 04-09-2008 00:00
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Le président Bachar al-Assad reçoit pendant deux jours Nicolas Sarkozy. Une belle occasion pour le dirigeant syrien très controversé de mettre fin à son isolement diplomatique Arrivé au pouvoir en 2000 à la mort de son père, Bachar al-Assad dirige la Syrie d'une main de fer (photo AFP)
Tous les projecteurs sont aujourd’hui tournés vers le président syrien Bachar al-Assad, qui reçoit actuellement Nicolas Sarkozy à l’occasion d’un sommet France-Syrie-Qatar-Turquie. Grâce à cette rencontre, le dirigeant syrien espère bien retrouver une place sur la scène internationale. Car aujourd’hui, al-Assad est isolé diplomatiquement. Les Etats-Unis, qui ont rompu tout contact avec Damas, placent toujours la Syrie sur la liste des pays soutenant le terrorisme international. Même la France avait coupé les ponts avec Bachar al-Assad en 2005 pour son implication présumée dans l’assassinat du Premier ministre libanais Rafic Hariri, ami intime de Jacques Chirac. Mais depuis son élection, Nicolas Sarkozy tente un rapprochement avec le président syrien. Il considère en effet la Syrie comme un acteur incontournable dans le processus de paix au Proche-Orient, dans les relations avec l’Iran et dans le projet d’Union pour la Méditerranée. Le 14 juillet dernier, al-Assad avait même été invité à Paris pour le défilé, suscitant la polémique en France. Un vent d’espoir vite essoufflé Car le président syrien reste un personnage controversé. A la tête d’un régime autoritaire où un seul parti politique est autorisé, Bachar al-Assad dirige son pays d’une main de fer, en digne successeur de son père Hafez al-Assad, qui gouvernait le pays depuis son coup d’Etat de 1963. Pourtant, à son arrivée au pouvoir en 2000, Bachar al-Assad portait l’espoir d’un tournant démocratique en Syrie en faisant libérer 600 prisonniers politiques. Mais cet ancien ophtalmologue de 43 ans formé en Angleterre a vite pris goût au pouvoir et a rapidement mis fin à ce vent de liberté. En 2001, les arrestations d’opposants politiques et d’intellectuels reprenaient. Dans le même temps, son amitié avec Téhéran, son soutien au Hezbollah et son ingérence dans les affaires libanaises l’ont rapidement brouillé avec les dirigeants occidentaux. Et si aujourd’hui Bachar al-Assad souhaite renouer contact avec les Etats-Unis, il ne se prive pas pour autant de renforcer ses liens avec la Russie. Dans le conflit en Géorgie, le président syrien a même largement soutenu l’opération militaire russe. Il faut dire que Bachar al-Assad est actuellement en pleine négociation avec le président Medvedev en vue d’acheter de nombreuses armes russes, dont des missiles modernes de défense anti-aérienne. Frédéric GUITTON. (www.lepetitjournal.com) jeudi 4 septembre 2008 En savoir plus : L’Express - Sarkozy à Damas pour faire franchir de nouveaux pas à Assad 20Minutes - Un régime complexe autour d'un dictateur héritier RFI - Damas et Moscou étendent leur coopération militaire
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