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La rentrée du Centre culturel français a commencé sur les chapeaux de roues mardi 2 septembre. Philippe Massonnet, journaliste et écrivain depuis 15 ans maintenant à Pékin, était l’invité d’honneur de cette première réunion-débat
Philippe Massonnet au CCF (photo LPJ) Lors du premier rendez vous du Centre culturel français, Philippe Massonnet était l'invité d'honneur. Face à l’assemblée présente, il a évoqué la Chine et ses avancées, en matière de liberté de la presse notamment. Trois périodes ont ponctué les séjours du journaliste dans l’Empire du milieu. La première, de 1984 à 1989 : Philippe Massonnet est journaliste indépendant comme une poignée de Français à l’époque. Malgré les évènements de Tiananmen, la presse n’est pas bridée et la marge de manœuvre des journalistes étendue. "Les médias français, canadiens, ou européens avaient accès à différentes sources. Pour une fois, les journalistes ont pu faire leur travail, se rappelle Philippe Massonnet. Pendant les années 80, il y avait plus d’expressions. Il n’y avait pas encore internet, seule la presse papier, radio et télé occupaient la scène. Les débats au sein du PCC étaient plus nombreux qu’aujourd’hui ", explique-t-il. Le printemps de Pékin, les évènements place Tiananmen, auront pourtant tôt fait d’éteindre cette euphorie journalistique. "Après 1989, il nous a été plus difficile de travailler. La machine de propagande des autorités chinoises s’est renforcée avec les nouveaux médias », regrette Philippe Massonnet. Les informations officielles circulent mais il devient difficile de les interpréter. Les voyages du journaliste et ses rencontres avec le peuple chinois lui permettront en revanche d’observer une véritable émergence de l’expression publique. Il revient ensuite en Chine en 1992 : une nouvelle étape du développement de l’œuvre du socialisme. La Chine en folie, l’héritage de Deng Xiaoping est le premier livre de Philippe Massonnet. Sorti en 1997, il aborde le rapport de la Chine à l’Occident, une nouvelle ère commence.
Les JO, nouvelle étape pour la Chine Enfin, l’année 2002 et la Chine qui vient de remporter l'organisation des jeux olympiques. "Les JO ne sont pas une étape fondamentale dans le processus d’ouverture. Les jeux sont révélateurs de l’incompréhension entre la Chine et l’Occident ", explique le journaliste. Cynique ? "Oui, je suis cynique. 15 ans d’observation de la Chine ne rend pas clairvoyant. Je peux me tromper, mais si je suis cynique c’est que je n’ai pas toutes les données du problème", constate Philippe Massonnet. Ce qui fascine plus encore le journaliste est la difficulté pour lui et ses confrères de percer les mystères du régime. "Est-ce que le PCC n’est pas une secte ?", s’interroge t-il. Les jeux olympiques ont eu le mérite de lui donner l’envie d’écrire et de voyager pour mieux comprendre ce grand pays si impénétrable. A quand le prochain livre ? Magali Delivet (http://www.lepetitjournal.com/pekin.html) jeudi 4 septembre 2008
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