| Ecrit par Frederic Guitton,
le 02-09-2008 00:00
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C’est le grand jour pour les 12 millions d’élèves de France qui retrouvent aujourd’hui les bancs de l’école, du collège et du lycée. Leurs profs qui ont eu la veille pour aiguiser leurs griffes, annoncent une journée d’action au 11 septembre 
Cette année, les élèves sont tous à la même enseigne avec une seule date de rentrée pour tous (photo LPJ)Grande première pour cette rentrée 2008 : aujourd’hui, tous les élèves, de la maternelle à la terminale, reprennent en même temps le chemin des classes. Au total, ce sont près de 12 millions d’élèves qui sont concernés. Pour les 870.000 professeurs, en revanche, la rentrée a eu lieu hier, dans un climat plutôt amer puisque cette année, 11.200 postes d’enseignants ont été supprimés. Et le gouvernement a déjà évoqué 13.500 autres postes non remplacés pour la rentrée prochaine. Alors à peine rentrés en classe, les profs ont déjà annoncé un grand mouvement de sortie : la grève est prévue le 11 septembre. Mais il en faut plus pour effrayer Xavier Darcos, aujourd’hui en visite avec le Premier ministre dans deux établissements scolaires de Saint-Valéry-en-Caux (Seine-Maritime). La semaine dernière, le ministre de l’Education tenait déjà un discours tout à fait rassurant : "la rentrée se déroulera tout à fait normalement, avait-il déclaré, et les syndicats défileront pour rien…" Des primes et des heures sup’ Très serein, le ministre de l’Education observe attentivement son projet prendre forme : une "école nouvelle génération, avec moins d’enseignants et plus de services". Et pour pallier au non-remplacement de 11.200 professeurs, Xavier Darcos compte sur l’attractivité des heures supplémentaires. Car cette année, chaque professeur travaillant trois heures de plus par semaine se verra octroyer une prime de 500 euros. Et pour motiver les nouveaux titularisés, au nombre de 20.000 cette année, le ministre a décidé de leur verser 1.500 euros à titre de "prime d’installation". Reste à savoir si ces mesures étoufferont l’animosité des enseignants envers leur ministre. Dans les écoles primaires, la colère se fait déjà sentir. Alors que l’emploi du temps vient d’être amputé de deux heures avec la suppression de l’école le samedi, les professeurs doivent pourtant trouver un créneau pour mettre en place les deux nouvelles heures de soutien hebdomadaires instaurées par le gouvernement. Jeudi dernier, enseignants et élus locaux ont donc fait part à Xavier Darcos des problèmes d’organisation engendrés par cette réforme. Mais le ministre leur a simplement répondu "Débrouillez-vous, c’est votre mission". Ne reste plus qu’à l’accomplir. Frédéric GUITTON. (www.lepetitjournal.com) mardi 2 septembre 2008 En savoir plus : France Soir - Education - Les syndicats enseignants d’attaque pour la rentrée France Info - Rentrée : les enseignants d’abord RTL - La rentrée des profs sous le signe de la grogne
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