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Protéger le patrimoine "Art nouveau", c’est l’objectif que s’est fixé le réseau des villes Art nouveau. Des expositions itinérantes font connaître la richesse des créations du tournant du XXe siècle
Un aperçu de l’exposition Art nouveau (photo LPJ)
Après Prague en novembre et avant Ljubljana en janvier, l’exposition Art nouveau en projet fait escale au musée d’Histoire de Budapest. Elle est le fruit d’une coopération de la ville de Budapest, du gouvernement de Bruxelles capitale et de l’ambassade de Belgique en Hongrie.
Un ensemble de panneaux fort bien documentés et illustrés, en français et anglais, rendent compte chronologiquement du patrimoine des villes partenaires, Alesund, Bruxelles, Budapest, Nancy, Reus, Riga, Vienne, Barcelone, Glasgow, Helsinki, Ljubljana, province de Varèse, Terrassa.
Si tout ce patrimoine paraît assez bien protégé actuellement, il n’en a pas toujours été ainsi. Beaucoup de réalisations ont été longtemps ignorées, méprisées, et parfois détruites, certaines n’ayant pu résister aux appétits des promoteurs. Ce réseau des villes Art nouveau qui a vu le jour il y a une dizaine d’années, a très vite obtenu le soutien de la Commission européenne.
Un art très éclectique
Jugendstil, Modern Style, Glasgow Style, Sezessionstil, Nieuwe Kunst, Stile Liberty, Modernisme, Ecole de Nancy, quelque soit son nom, cet art s’est épanoui dans la plupart des pays européens (et même sur d’autres continents). Il est en relation avec l’essor industriel de la fin du XIXe. Et, le phénomène culturel concerne aussi bien l'architecture que le mobilier, les arts appliqués, la reliure ou l’affiche.
Si Vienne ou Barcelone sont des fleurons, certaines villes de moindre importance comme Terrassa ou Reus ont été des foyers d’Art nouveau, la richesse textile de la Catalogne à cette époque n’y étant pas étrangère. Quant à la Norvégienne Alsund, détruite par un incendie en 1904, elle a été entièrement reconstruite entre 1904 et 1907. Il en a été de même pour Ljubljana après le tremblement de terre de 1895.
Horta ou Gaudi, Louis Majorelle, Emile Gallé et Daum frères sont très connus, beaucoup d’autres créateurs sont moins célèbres, c’est l’occasion de découvrir ou retrouver leurs œuvres tout au long de cette riche exposition que complètent quelques vitrines relatives à Budapest.
C.D. (LPJ - Budapest) 30 novembre 2005
Musée d’Histoire de Budapest
Ier arrondissement de Budapest, Szent György tér 2 (Aile E du Château sur la colline). Ouvert de 10h00 à 18h00. Fermé le mardi.
Expostion ouverte jusqu’au 31 décembre 2005
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