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SOCIÉTÉ - La lutte entre vivants et morts a commencé |
| Ecrit par Frédèric Mazellier,
le 02-09-2008 00:00
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Avec 1.3 milliard d’habitants, la Chine compte aujourd'hui plus de 80 millions de morts par an. Face à la place dans les cimetières qui commence à se faire rare, plusieurs projets d'inhumation voient le jour pour gagner de l'espace, et du temps
Funérailles traditionnelles chinoises (photo B. Truyong)
Comme tout ce qui est rare est cher, le Conseil des Affaires d’Etat a publié un projet de "règlement d’administration des enterrements". Ce projet à pour but de ralentir l’augmentation des prix des enterrements ressenti depuis quelques années, tout en trouvant des solutions au manque d’espace disponible. Les années cinquante ont vu une première réforme entrer en vigueur. Celle-ci remplaçait l’inhumation des corps par celle des cendres. Le gain de place fut conséquent, mais la solution n’était que temporaire. Des spécialistes réfléchissent donc au problème, et le système de concession notamment, est remis en question. L’attribution des emplacements pourrait être ramenée à 10 ans, ce qui permettrait d’enterrer plusieurs familles au même endroit. Mais là encore, cela ne ferait que gagner du temps, et les autorités planchent déjà sur une autre réforme bien plus radicale : l’interdiction pure et simple d’enterrer les morts ! Des mares biodégradables Dans cette optique, un cimetière de Nanjing propose aux familles d’inhumer leur parent dans une mare biodégradable comme les Allemands le faisaient dans la tourbe. Selon les représentants du cimetière, les cendres ne mettraient que trois mois pour disparaître complètement. Trois semaines après le lancement de l’opération, plus de 800 personnes se seraient déjà inscrites. Mais tout le monde n’accepte pas ces nouvelles formes d’inhumation, surtout les anciennes générations de Chinois pour qui l’expression : 入土为安, (rù tǔ wéi ān) signifiant "tranquillité dans la terre" est encore bien présente. En effet, comme dans de nombreux pays, la coutume veut qu’on ne touche plus aux restes des défunts après leur enterrement. Le projet est disponible sur le site Internet du Conseil des Affaires d’Etat. Les commentaires sont ouverts pour tous ceux qui auraient des idées. Frédèric MAZELLIER (http://www.lepetitjournal.com/pekin.htlm) mardi 2 septembre 2008
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