| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 02-09-2008 00:00
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Un petit robot tombe éperdument amoureux d’une comparse superbement cylindrée. C’est le point de départ du dernier né de Pixar, Wall-E, un dessin animé écolo-romantique qui a fait chavirer le cœur de nombreux grands enfants Le petit robot Wall-E va user de tout son charme pour séduire la belle EVE...
Wall-E a attiré plus de 900.000 personnes dans les salles cet été. Une sacrée performance qui n’atteint toutefois pas les succès à 2 millions de spectateurs de Ratatouille ou du Monde de Nemo, également réalisés par le studio d’animation Pixar. Il faut dire que ce projet détonnant dans l’univers des dessins animés a de quoi rebuter les tout-petits, friands de dessins animés. L’action débute sur la Terre. Vidée des humains et de pratiquement toute autre forme de vie, notre planète est devenue un vaste champ de détritus. L’atmosphère polluée est uniquement perturbée par le bruit des chaînes avec lesquelles Wall-E se déplace pour remplir sa mission solitaire : nettoyer la planète. Son morne quotidien, seulement égayé par la découverte d’objets insolites, va être perturbé par l’arrivée d’une robot high-tech, EVE. La belle cylindrée, en mission top-secrète, va totalement chambouler le petit héros de boulons. Pixels, pétage de boulons et amour Faire connaissance avec Wall-E, lors de la première partie du film, est sans nul doute ce qu’un dessin animé a fait de plus déconcertant dans le genre. Contemplatif mais d’un lyrisme et d’une poésie à couper le souffle, ce début, honnêtement, doit être des plus ennuyeux pour les enfants à partir de 6 ans, auxquels le film est conseillé. On est loin des gags en cascade habituels. Mais à l’inverse, tout grand enfant un peu fleur bleue qui se respecte, va succomber à l’énergie dont va faire preuve Wall-E pour séduire sa belle mécanique. L’animation atteint ici son paroxysme pour donner vie à des robots d’une humanité confondante. La mise en scène et l’ambiance musicale transforme le tout en une parade amoureuse touchante mais jamais larmoyante. Le burlesque s’invite dans la seconde partie du film, dopée en action et en références cinématographiques comme Pixar sait si bien le faire. Le cocktail proposé est au final une réussite. Divertissant, intelligent et touchant, Wall-E fera date dans l’animation. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) mardi 2 septembre 2008 Wall-E, réalisé par Andrew Stanton (Pixar), 1h37. Sorti en France le 30 juillet.
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