| Ecrit par Joris Sabi,
le 01-09-2008 00:00
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L’université d’été du Part Socialiste s’est achevée hier à La Rochelle. Encore une fois, les divisions et les luttes d’ego ont pris le pas sur les questions de fond. Et à seulement trois mois de l’élection du futur Premier secrétaire, la course à la succession de François Hollande fait plus rage que jamais Drôle de pas de deux entre Martine Aubry et Bertrand Delanoë ce week-end à La Rochelle (photo AFP)
Le bulletin météo du PS est toujours aussi peu réjouissant. Malgré un temps ensoleillé à La Rochelle, le temps était à l’orage, voire à la tempête, durant tout le week-end. Et les prévisions ne sont pas meilleures : on annonce un temps sombre, et surtout très brumeux dans les semaines à venir. Car ce n’est pas cette université d’été, achevée hier, qui va permettre d’y voir plus clair. Même ce qui semblait acquis, à savoir le retrait de François Hollande, ne l’est plus vraiment. Certes, celui qui occupe le poste de Premier secrétaire depuis 1997 ne briguera pas un nouveau mandat en novembre. Mais son mystérieux "merci et à demain", en guise de conclusion de son discours de clôture, laisse à penser qu’il faudra encore compter avec lui à l’avenir. En revanche, s’il y a bien une chose qui ne change pas au PS, ce sont les sempiternelles luttes d’ego. Les alliances se font, se défont, les petites phrases assassines se succèdent, les clans s’opposent, et ce week-end n’a pas dérogé à la règle. Une alliance Aubry-Moscovici ? Mis à part François Hollande, les têtes d’affiche sont restées relativement discrètes. Ségolène Royal s’est rapidement éclipsée dès samedi matin, ce qui n’a évidemment pas manqué de déclencher railleries et critiques. Quant à Bertrand Delanoë, visiblement soucieux de ne pas risquer sa position de favori, il a surtout cherché à ne pas faire de vagues. C’est du côté des seconds rôles, qui tentent tant bien que mal d’exister, qu’est finalement venue l’agitation. Martine Aubry, par ailleurs au cœur de la polémique du week-end (voir plus bas) et Pierre Moscovici ont tenté un rapproché mais tous deux veulent demeurer des têtes d’affiches, comprenez candidats au poste de Premier secrétaire. Forcément, ça coince. Quant à l’ambitieux concept de "pôle du renouveau" proposé par Jean-Chritophe Cambadélis, qui regrouperait justement dans une motion commune Aubry, Moscovici (et tous les strauss-kahniens), ainsi que les fabiusiens, il semble carrément mort-né. Et les idées dans tout ça ? Elles viendront plus tard, apparemment. Ce n’est pas la préoccupation du moment. L’actualité, c’était de savoir qui sera le nouveau shérif. La Rochelle, petite ville paisible de l’ouest de la France, est en effet devenue la capitale du Far West le temps d’un week-end. Joris SABI. (www.lepetitjournal.com) lundi 1er septembre 2008 En savoir plus Le JDD - Hollande, l'enterrement du fossoyeur La Tribune - Hollande passe le témoin et se positionne pour l'avenir Le Figaro - Le Parti socialiste plus divisé que jamais - Martine Aubry connectée au Modem ? On savait que Martine Aubry n’avait pas été pas une fervente supportrice de Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle. Mais voilà qu’on apprend qu’elle aurait carrément voté pour François Bayrou au 1er tour. C’est en tous cas ce qu’affirme Renaud Dély dans son livre La guerre des ex. Le journaliste de Marianne explique que Martine Aubry l’aurait confié à François Bayrou, ce que le candidat du Modem confirme. Quant à la maire de Lille, elle dément catégoriquement et assure avoir voté Royal… (LPJ - 01/09/08)
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