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Angeline Montoya est française, bel et bien installée en Argentine depuis 8 ans, et participe, pour la première fois cette année, au Mondial du tango de Buenos Aires. Verdict aujourd'hui avec la fin des épreuves auxquelles ont participé 400 couples. De notre correspondante à Buenos Aires Angeline, en rouge, avec son partenaire sur la piste du Mondial (Photo LPJ)
Elle rentre sur la scène cheveux tirés, maquillage parfait, sculptée dans une élégante robe rouge sur-mesure pour les grandes compétitions. Angeline Montoya est la chance française de victoire pour la sixième édition du Mondial de tango, compétition qui a démarré lundi dernier et qui prend fin aujourd'hui. Angeline prend place avec son partenaire Alejandro Berón sur la piste du complexe sportif Obras Sanitarias où se déroulent les éliminatoires. Au total, une douzaine de couples s’affrontent dans ce round, mais 400 duos se succèdent, pendant deux jours, devant le jury pour la plus grande compétition mondiale de tango salón. Elégance et légèreté "Si nous nous qualifions pour les demi-finales ce sera une immense satisfaction et surprise" explique Angeline qui, avec son partenaire, s’est pourtant, en juin dernier, classée dixième du championnat métropolitain, compétition qui rassemble les meilleurs danseurs de la capitale. Les candidats ont droit à deux passages sur trois chansons pour montrer toutes leurs qualités aux jurés : "Dans le tango salón, ce sont des critères comme l’élégance, la communication et l’étreinte avec le partenaire, la musicalité, la légèreté au sol qui sont examinés par le jury" explique Angeline. Un style classique, né dans les années 40, période où le tango vivait son apogée dans le quartier Villa Urquiza et qui est baptisé par les connaisseurs "style Urquiza". Dans ce quartier, Angeline aime fréquenter la milonga Le Sunderland considérée comme "la Mecque" du tango salón. Néanmoins, la jeune femme a appris à danser à la Viruta, célèbre milonga de Palermo, au public jeune, connue pour rompre avec les codes associés au tango. "C’est là, complètement par hasard, que j’ai découvert l’univers des milongas et que j’ai appris à danser, commente Angeline, le tango c’est avant tout l’étreinte et lorsque l’on trouve l’étreinte parfaite, on ressent quelque chose de très fort". Pour se préparer au Mondial comme pour le championnat métropolitain, Angeline et son partenaire ont pris des cours avec l’octogénaire et toujours danseur Carlos Perez, "un des héritiers du style tango salón des années 40". Cette préparation fera-t-elle la différence ? Quelque soit l’issue du concours, la jeune Française, installée depuis 8 ans à Buenos Aires, compte bien réinvestir la scène. "Dans deux à trois ans, je serais complètement prête". En attendant Angeline danse et donne depuis peu des cours : "J’aimerais transmettre ce que je ressens en dansant le tango". Partager la magie d’une danse qui s’est popularisée aux quatre coins du monde et dont Buenos Aires reste la capitale incontestée. C.B. (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires pour Santiago) lundi 1er septembre 2008 http://www.mundialdetango.gov.ar/ |