| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 29-08-2008 00:00
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Pour la conférence annuelle des ambassadeurs, Bernard Kouchner a tenu à secouer les troupes. Urgence et résultat sont les mots d’ordre, avec à la clé une réorganisation du réseau diplomatique 180 diplomates sont réunis à l'Elysée sous la houlette de Bernard Kouchner (photo AFP)
La taille, ce n’est pas ce qui compte. Alain Juppé n’aurait pas trouvé meilleure expression pour conclure son "livre blanc" sur le réseau diplomatique français. Remis à Nicolas Sarkozy avant-hier, à la veille de la conférence annuelle des ambassadeurs, le rapport de l’ex-Premier ministre décrit une politique étrangère "enfermée dans un donjon". Ca tombe plutôt bien, puisque le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, souhaite tout réorganiser. Son coup de pied dans la fourmilière doit conjuguer "culture de l’urgence" et du "résultat". Le deuxième réseau diplomatique du monde - derrière les Etats-Unis - avec ses 158 ambassades, 21 représentations multilatérales et 16.000 agents, doit donc subir une refonte selon Kouchner. Tout ceci est dicté par une nouvelle donne stratégique internationale bien évidemment, mais également pour des contraintes budgétaires. Direction des "enjeux globaux" En plus des dépenses réduites de 21% par le Quai d’Orsay depuis 2000, vont s’ajouter une modification et un redéploiement des effectifs. Une trentaine de grands postes vont ainsi se voir attribuer une "vocation régionale" et "polyvalente". Une centaine d’autres auront une mission bien particulière (humanitaire, économie…). Enfin une trentaine d’ambassades seront réduites, ne conservant qu’un seul collaborateur au côté d’un jeune ambassadeur. Au-dessus de ces troupes, une direction consacrée aux "enjeux globaux" doit être mise en place, pour statuer sur des domaines comme les finances, l’eau, les matières premières et la démographie. La coupe budgétaire que Kouchner a tenté de faire passer au second plan, est tout de même une réalité. Si les indemnités des ambassadeurs en postes exposés (Islamabad, Kaboul, Bagdad…) vont être augmentées, d’autres seront revues à la baisse. Toutefois, des premiers redéploiements ont permis l’ouverture de 16 ambassades, notamment dans les pays de l’Est, et de consulats dans les pays émergeants comme la Chine et l’Inde. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) vendredi 29 août 2008 En savoir plus L’Express - La France lance une vaste réorganisation de son réseau diplomatique
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