| Ecrit par LPJ Cambodge,
le 26-08-2008 01:00
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Royauté – Le Roi Père fait son inventaire.- Le porte parole du gouvernement Khieu Kanharith a annoncé le week-end dernier l’imminence du vote de la très attendue "loi anti-corruption". Une loi qui pourrait obliger les élus et dirigeants du Royaume à déclarer leur bien, le Roi Père aura quant à lui anticipé ce vote en publiant sur son site internet un inventaire détaillé de ses biens immobiliers. Et l’ancien Souverain est précis : "30.313,28 euros sur un compte de la banque Palatine à Paris", et de mentionner sa "petite maison à Siemreap-ville" et sa "maison natale" près du Monument de l’Indépendance et qui abrite actuellement l’ambassade de la République Populaire Démocratique de Corée. Une fortune toute relative à comparer à celles des autres Rois et Reines établies par le magazine Forbes la semaine dernière. Si l’heure des comptes a sonné, le Roi Norodom Sihanouk a en tout cas pris de l’avance. K.S. (www.lepetitjournal.com Cambodge) mardi 26 août 2008
Politique – Quel sort pour le Prince Norodom Ranariddh ?- Si le Prince Norodom Ranariddh n’a pas véritablement réussi de percée électorale lors du dernier scrutin, force est de reconnaître que son sort continue de peser sur la scène politique. Ainsi, si certains dans les rangs du PNR mais aussi du FUN continuent d’espérer son retour à la tête d’un parti monarchiste réunifié, d’autres parlent du prochain retrait de la vie politique de l’ancien Premier ministre et Président de l’Assemblée nationale. Le Roi Père Norodom Sihanouk est quant à lui revenu hier sur l’implication de membres de la Famille Royale en politique, et le bilan que l’ancien Souverain en tire n’est pas très élogieux : "une grande Princesse et son mari sont en disgrâce et traînés dans la boue", "un grand Prince est condamné à une peine de prison, et (...) se voit obliger de vivre en exil". Et de conclure "les malheurs et humiliations des Princes et Princesses khmers férus de politique sont loin de s’achever". K.S. (www.lepetitjournal.com Cambodge) mardi 26 août 2008
Polémique - Le Cambodge "Champion mondial de la corruption".- A défaut d’avoir vu ses athlètes gagner la moindre médaille aux derniers JO, le gouvernement a reçu une récompense dont il se serait probablement passé. C’était le 21 Août dernier dans un journal californien, le journaliste Joel Brinkley, lauréat du prix Pullitzer, titrait son article "Le Champion Mondial de la corruption est le Cambodge". Khieu Kanharith, le ministre de l’information, a convoqué une conférence de presse dimanche matin en réponse à cet article. "Il m’a rendu visite le 14 août pour me dire qu’il souhaitait écrire des articles sur l’éducation, l’économie, les problèmes fonciers et la vision politiques du pays" a expliqué Kanarith, ajoutant qu’il l’avait alors mis en relation avec plusieurs ministres, "mais il m’a indiqué qu’il était détenteur du prix Pullitzer, et qu’il souhaiterait donc rencontrer des personnes plus haut placées. Il m’a pris pour son assistant". L’article relate aussi l’affaire Hun Chea, un neveu d’Hun Sen ayant tué un motocycliste dans un accident de la route. Un incident "qui correspond au climat d’impunité du pays" selon l’ambassadeur américain Joseph Mussomeli, cité dans l’article, "une affaire privée" répond Khieu Kanharith. Selon Brinkley, la corruption au Cambodge est "envahissante et pandémique". Des propos que s’est empressé de contredire le ministre en évoquant le prochain passage de la loi anti-corruption au Cambodge. Il a par ailleurs affirmé, bon joueur, que « le journaliste pouvait revenir au Cambodge quand il le souhaite ». Pas de corruption, des journalistes sains et saufs, tout va donc bien dans le meilleur des mondes au Cambodge. A.B. (www.lepetitjournal.com Cambodge) mardi 26 août 2008
Procès Khmer Rouge - Le procès de Duch prend encore du retard.- Non, ce n’est ni à un problèmes de santé ni a aucun de tour de passe-passe juridique de ses avocats que l’ancien directeur du centre de détention S-21 doit ce nouveau retard. En effet, les co-procureurs chargés de l’accusation des anciens leaders du Kampuchéa Démocratique ont annoncé leur intention de faire appel de l’ordonnance de clôture des juges d’instructions, censée renvoyer Duch devant les juges. Si les procureurs avouent volontiers que "l’ordonnance de clôtures contient des charges qui devraient assurer la condamnation", ils soulignent aussi que « celle-ci limite l’étendue de ses crimes et les modalités de sa responsabilité pénale". Ceux-ci regrettent également que Duch ne puisse être jugé sur la base du code pénal Cambodgien de 1956, qui prévoyait des sanctions pour "les crimes de tortures et d’homicides". Quant aux co-procureurs à l’origine de l’ordonnance, leur réaction est signe d’une légère frustration. "Les co-procureurs ont usé de leur droit" a sobrement déclaré le juge d’instruction Cambodgien You Bunleng, avant d’ajouter qu’il espérait que cet appel ne provoque "pas un trop grand retard dans le jugement de Duch". L’autre juge d’instruction, le français Marcel Lemonde prend quant à lui "acte de la décision", même s’il "regrette que le procès soit retardé". Prévu pour le mois de Septembre, ce premier procès devrait être retardé de deux semaines au minimum du fait de ce nouveau rebondissement… sa date sera officiellement annoncée dans les prochains jours. A.B. (www.lepetitjournal.com Cambodge) mardi 26 août 2008
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