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THEATRE – Le Festival Ibsen accueille productions nationales et étrangères |
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lundi 01 septembre 2008 |
Henrik Ibsen est une figure incontournable de la culture norvégienne. Un festival ssociant productions nationales et étrangères lui est consacré tous les deux ans. L'édition 2008 se déroule du 28 août au 13 septembre. Le prix Ibsen, remis pour la première fois cette année, a été décerné à Peter Brook
Le Théâtre National accueille le festival Ibsen du 23 août au 13 septembre (Photo © T.G. SoKT)Créé en 1990 par Stein Winge, alors directeur du Nationaltheatret, le Festival Ibsen a lieu tous les deux ans en alternance avec le Festival de théâtre contemporain. Construit autour de l’œuvre du plus célèbre des dramaturges norvégiens, le festival réunit des productions nationales, avec en premier lieu les dernières mises en scène du Nationaltheatret, et certaines des meilleures productions étrangères. Lors de la précédente édition en 2006, le Théâtre National de Strasbourg était venu interpréter Brand dans une mise en scène de Stéphane Braunschweig. Cette année, le Nationaltheatret présente deux mises en scène de Eirik Stubø, Hedda Gabler et Rosmersholm, et Brand, monté en coproduction avec le Festival international de Bergen et dirigé par l’Espagnol Calixto Bieito. A noter une version alternative de Rosmersholm interprétée par la troupe du théâtre Ibsen de Skien sous le titre initialement choisi par Ibsen Les Chevaux blancs (Hvite hester). De leur côté, les productions étrangères offrent une belle diversité et montrent la capacité d’une œuvre à traverser les frontières. Ibsen est joué cette année en allemand, magyar, farsi, portugais, et suédois. Les compagnies du Katona József Theatre de Budapest et du Deutsches Theater de Berlin présentent Le Canard sauvage, le Stadsteater de Stockholm interprète Hedda Gabler. Un troupe de Téhéran propose sa version de la pièce Les Revenants tandis que l’ensemble théâtral Mutumbela Gogo de Maputo au Mozambique joue en portugais Les sœurs de Nora, une adaptation d’Une maison de poupée. Le premier Prix Ibsen honore le britannique Peter Brook Figurent également au programme des textes d’autres auteurs possédant des liens directs avec l’œuvre d’Ibsen. La Passion selon Saint-Jean, une création du Centraltheatret de Leipzig, associe des textes de Bergman, d’Ibsen et des extraits de l’évangile selon Saint-Mathieu. Le Songe, la pièce du Suédois August Strindberg vient en réponse à Brand. Enfin Dans l’ombre de Nora, une pièce de Odd Berger Grønli s’intéresse à Laura Kieler dont Ibsen s’est inspiré pour créer le personnage de Nora, héroïne d’Une maison de poupée. Pour la première fois cette année a été remis le Prix Ibsen. Assorti d’un montant de 2,5 millions de couronnes, il récompense une personne, une organisation ou une institution du monde de l’art et de la culture dont l’action s’inscrit dans l’esprit d’Ibsen. Le prix a été décerné au Britannique Peter Brook pour avoir démontré que "le théâtre a cette unique faculté de réunir les êtres humains", et que "la culture appartient à tous". Thierry GUENIN. (www.lepetitjournal.com Oslo) lundi 1er septembre 2008 |