|
VILLE - Pékin renait à l'occidental |
|
| Ecrit par Frédèric Mazellier,
le 22-08-2008 01:00
|
|
Les cabinets d’architectures étrangers ont la cote en Chine. Phénomène de mode ou réel savoir faire, ils contribuent à la nouvelle image de la capitale Eric Sroka, responsable de l'urbanisme chez AREP China (photo LPJ)
Depuis 2005, Pékin a entamé un vaste projet de modernisation courant jusqu’en 2020. Le but des autorités est de moderniser Pékin sans faire disparaître pour autant le patrimoine architectural et culturel. Ils ont donc misé sur le contraste entre Asie et Occident. L’Asie a de tout temps était fasciné par le style occidental. "Pour eux, nous représentons le monde des affaires, la puissance. Tout ce à quoi la Chine veut ressembler" nous explique Eric Sroka du cabinet AREP China. Il était donc naturel que les promoteurs fassent appel à des étrangers pour dessiner le Pékin de demain. Parmi les réalisations qui resteront dans l’Histoire, il y a bien entendu la CCTV Tower conçue par le cabinet allemand OMA. Deux tours obliques de 254 mètres de haut qui partent brutalement à l’horizontale, voici le nouveau projet pharaonique de concepteur Ole Scheeren. Sans oublier la première chose que voient les touristes en arrivant à Pékin : l’aéroport. Le terminal 3 est comme tout ici, impressionnant. De nuit, les jeux de formes et de lumières rappellent un dragon, le dos rouge (couleur symbole de la vie en Chine). D’un coût de 3 milliards d’euros, le nouveau terminal en service depuis six mois est l’un des premiers à pouvoir accueillir le nouvel airbus A380.
Pékin rentre dans le 21ème siècle "Pendant 20 ans, Pékin a fait n'importe quoi, maintenant cela est révolu !" continue Guy Sroka. La venue des JO a sans l’ombre d’un doute clarifié la situation tout en accélérant la rénovation de la capitale. En se réinventant une ville à coup de bulldozer, Pékin n’en a pas perdu son âme ni son histoire pour autant. Même si quelques hutongs et sicheyuan, véritable cœur de la ville, sont détruits et leurs habitants relogés dans des barres HLM de 30 étages, certains quartiers sont malgré tout préservés et modernisés afin de satisfaire aux normes d’hygiène. Les signes traditionnels de la culture chinoise se mêlent aux gratte-ciel et contribuent à donner à Pékin un style propre, bien loin de New-York ou de Paris. Frédèric MAZELLIER. (http://www.lepetitjournal.com/pekin.htlm) vendredi 22 août 2008
|