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POLITIQUE - Le sondage qui fait grand bruit |
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mercredi 20 août 2008 |
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Selon un sondage publié jeudi dernier par Dagens Næringsliv, le Parti du Progrès obtiendrait autant de voix que les trois partis gouvernementaux réunis. Cette nouvelle progression de la formation de Siv Jensen interpelle le reste de la classe politique Le Premier ministre Jens Stoltenberg voit dans ce sondage un véritable avertissement (Photo : SMK)
A un an des élections, les sondages se succèdent et délivrent depuis déjà quelques semaines un message unique. Les électeurs seraient de plus en plus nombreux à choisir le Parti du Progrès (Frp). Jeudi dernier, la publication du sondage réalisé par Sentio Research Norge pour le baromètre des partis de Dagens Næringsliv (DN) a enfoncé un peu plus le clou. Il place le Frp à 34% et Høyre (les Conservateurs) à 16,6%, donnant à ces deux formations une majorité absolue au Parlement. Les Travaillistes (Ap) poursuivent leur chute à 24,2%. Quant à leurs partenaires au sein du gouvernement, la Gauche Socialiste (SV) et le Parti du Centre (Sp), ils sont crédités respectivement de 5,6% et 4,8%. A lui seul, le Frp totaliserait plus de voix que les trois partis gouvernementaux.
Høyre aspire à un meilleur équilibre Cette projection inquiète évidemment les états majors de nombreux partis, tant au sein de la majorité gouvernementale qu'à droite où Høyre est confronté à une situation de plus en plus difficile. En quelques mois, le Frp semble être devenu un partenaire incontournable pour constituer une majorité et la marge de négociations des Conservateurs se réduit de semaine en semaine. Erna Solberg, leur leader, le reconnaît dans les colonnes de DN et aspire à un meilleur équilibre : "La politique suivie est le point le plus important. Høyre ne peut entrer dans un gouvernement qui conduit une politique avec laquelle Høyre n'est pas d'accord. Il est absolument nécessaire que Høyre soit suffisamment fort." Du côté du parti travailliste et du gouvernement, ces dernières estimations sont prises très au sérieux. Le Premier ministre Jens Stoltenberg y voit un véritable "avertissement". Thierry GUENIN. (www.lepetitjournal.com Oslo) mercredi 20 août 2008
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