| Ecrit par Elodie Vialle,
le 18-08-2008 01:00
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Après avoir signé un cessez-le-feu samedi, la Russie occupait toujours les villes géorgiennes hier. Le retrait des troupes serait pour aujourd’hui. De son côté, la population doit faire face à une situation humanitaire désastreuse
Un blindé russe dans les rues détruites de la capitale d'Ossétie du Sud, Tskhinvali (photo AFP)
La sortie de crise est-elle pour bientôt en Géorgie ? Officiellement, la guerre serait même terminée. Samedi, le président russe Dmitri Medvedev a signé le plan de paix négocié par la France. Hier, Moscou annonçait même avoir entamé un retrait graduel de Géorgie. Des propos aussitôt démentis par Tbilissi. En effet, sur le terrain, les troupes russes ne semblaient pas sur le départ, notamment à Gori, ville stratégique située non loin de la province séparatiste d’Ossétie du Sud. "Il n'y a aucun signe que les Russes planifient leur retrait. Au contraire, ils multiplient leurs points de contrôle et fortifient leurs positions", a estimé le secrétaire du Conseil de sécurité de Géorgie, Alexandre Lomaïa. Un retrait des troupes prévu aujourd’hui Face à ce cessez-le-feu précaire, l’Union Européenne met la pression. Nicolas Sarkozy a « mis en garde » hier matin au téléphone son homologue russe Dimitri Medvedev "contre les conséquences graves qu'une non-exécution rapide et complète de l'accord de cessez-le-feu aurait sur les relations de la Russie avec l'Union européenne." Angela Merkel, elle, avait fait le déplacement hier à Tbilissi. Au terme d’une journée de confusion, Moscou a affirmé que le retrait des troupes serait pour aujourd’hui.
Une aide humanitaire au compte-goutte Ce retrait pourrait permettre d’acheminer l’aide, qui arrive pour l’instant au compte-goutte. Sur place, la situation humaine est très grave, selon la Croix Rouge. Des routes sont coupées, la ville portuaire de Poti, lieu stratégique, a été pillée par les troupes russes. A Kaspi, à 45 Km de Tbilissi, un pont ferroviaire qui reliait l’est et l’ouest du pays a été bombardé. Dans les villes, des corps attendent d'être identifiés au milieu de morgues improvisées. Au total, près de 120.000 personnes ont dû fuir leur habitation à cause du conflit. Les Nations Unies et la Croix-Rouge ont acheminé des centaines de tonnes d'aide humanitaire en Géorgie. Mais l’Ossétie du Sud devra encore attendre de meilleures conditions de sécurité pour avoir accès à cette aide. Elodie VIALLE. (www.lepetitjournal.com) lundi 18 août 2008 En savoir plus Lire aussi dans notre édition : GÉORGIE - Six points pour refermer la crise CONFLIT - Les raisons de la guerre en Ossétie Le Monde - Moscou promet de retirer ses troupes lundi Dossier du Figaro
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