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Vous qui lisez ces lignes, vous avez tous sûrement vécu ça un jour : vos "premières fois" Cairotes, les premiers jours, baignés de dépaysement, rendus souvent difficiles par la barrière du langage. Je suis arrivée au Caire le dimanche 3 août, je compte rester un mois. Comme tout novice, je vais de découverte en découverte, de surprise en étonnement. Je vous propose de partager avec moi mes premières impressions. Qui sait, elles vous rappelleront peut-être des souvenirs ou vous permettront de découvrir sous un autre angle ce pays qui est désormais le vôtre Premier épisode : Taxi please Combien de taxis circulent dans les rues du Caire ? Impossible pour moi de le dire…mais en tout cas quelques secondes suffisent pour en arrêter un le long de la corniche. - Si l'on est positif, on dira que les chauffeurs sont serviables. - Si l'on est neutre, on dira qu'ils font leur travail. - Si l'on est négatif, on dira qu'ils flairent l'occidentale facile à tromper. Bref. Me voila embarquée dans une limousine noire et blanche ; une Peugeot 504 pour les connaisseurs. Chauffeur souriant, mais qui parle français ou anglais comme moi je parle arabe : c'est-à-dire pas du tout. Lla communication s'annonce difficile. Avec des gestes et un papier, je lui indique ma destination : Degla Maadi (les plus habitués l'auront compris, je me rendais au siège du Petit Journal.com).
Ceintures ? Compteurs ? Suis-je bête, il n'y en a pas On m'avait parlé des taxis cairotes ; ils sont à la hauteur de leur réputation. Avec un vieux réflexe d'occidentale, je cherche ma ceinture… Très vite je comprends mon erreur de débutante. Même habitude trompeuse ; pas la peine de se fier au compteur, il est lui aussi aux abonnés absents. Je comprends donc que je vais bientôt vivre ma première expérience de "négociations à l'égyptienne". Mais pour l'instant nous ne sommes pas encore arrivés. Le taxi se faufile entre les voitures comme un équilibriste, se frayant un chemin à grand coup de klaxon. L'antonyme exact de la France, où la moindre ligne blanche franchie vous coûte au moins 45 euros d'amende. Même le chauffeur semble perdu Finalement on approche de Maadi, mais le chauffeur semble à présent aussi perdu que moi. Il demande son chemin toutes les cinq minutes. Il faut dire que ce n'est pas facile de se repérer dans un quartier où les panneaux sont des denrées rares. J'apprendrais le soir même que Maadi est un quartier maudit pour les chauffeurs de taxi, qui peinent à se repérer dans ces labyrinthes de rues. Arrivée a Maadi. Je commets l'erreur fatale de demander à mon chauffeur combien je lui dois. Il me répond avec assurance "40 LE". Heureusement je m'étais renseignée : une course entre Garden City et Maadi coûte environ 20 à 25 livres. Je lui tends donc mes 20 pounds et, comme c'était à prévoir, il me dit "more". D'un geste de la main, je lui montre que c'est assez. Bizarrement, alors que je pensais qu'il allait insister, il me dit "ok", et commence à rire. Sans en demander plus, je sors et pars à la rencontre de mon tuteur de stage, François… Texte et photos : Jessica BISSAY (www.lepetitjournal.com - Le Caire - Alexandrie) lundi 18 août 2008 |