| Ecrit par Steffy Beneat,
le 19-08-2008 01:00
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Aujourd'hui, l’environnement de la planète s’effrite sous les coups de l’activité des hommes. Pour y remédier, les initiatives se multiplient, et le développement des énergies renouvelables est une des facettes de ce combat contre la montre. Un point rapide sur les projets en place dans le Royaume (crédit LPJ)
Des fours améliorés pour les provinces Depuis 11 ans maintenant, le GERES (Groupe Energies Renouvelables, Environnement et Solidarités) mène au Cambodge un programme de réduction de la consommation ménagère du bois. Ce projet repose sur la production et la diffusion à grande échelle de fours et de foyers améliorés. Ces fours, construits en argile, en briques ou en tôles, n’ont plus une, mais deux chambres à combustion. La première, appelée chambre de pyrolyse, consiste à chauffer, sécher et décomposer du petit bois avec un minimum d’air. Dès que la chaleur atteint une température proche de 150 degrés, la seconde dite "chambre d’après combustion" entre en jeu. Résultat : jusqu'à 30% d’économie de bois ou de charbon de bois par foyer, et 53.000 tonnes des ressources forestières préservées sur une année. Pour l’année 2004 ce programme aura évité l’émission de quelques 48.000 tonnes de dioxyde de carbone à une atmosphère cambodgienne déjà bien encombrée. Mais ce n’est pas tout, pour la seule année 2007 ce procédé a également permis de créer 70 emplois. "La pérennité des projets est assurée par la formation systématique de techniciens locaux", explique Sarah Vial, en charge de la communication du GERES. Collecte des piles usagées en ville Autre projet qui connaît un franc succès : le ramassage des piles usagées. C’est ainsi que le 15 juillet, plusieurs centaines d’élèves et enseignants de la capitale ont ramassé 15 tonnes de piles bâtons et de batteries de téléphone… Gros consommateurs, et donc importateurs, de piles, les Cambodgiens, peu sensibilisés, ne connaissent que peu la nocivité de ces matériaux pour la santé mais aussi pour l’environnement. Dans un but didactique, 295 boîtes en carton ont été distribuées à Phnom Penh et installées dans les écoles, marchés, établissements publics ou ONG… Mais le projet ne s’arrête pas là. "J’ai demandé aux sociétés qui importent des piles de l’étranger de payer 30 riels par pile pour couvrir les frais de collecte", énonce fièrement Mann Choeun, le vice gouverneur de la capitale en charge de la collecte. Développement de l’énergie solaire L’accès à l’électricité est de première nécessité pour les habitants des différentes provinces du pays. Si certaines sont directement reliées au réseau d’EDC (Electricité du Cambodge), pour beaucoup le choix est limité, entre des réseaux privés pratiquant des tarifs prohibitifs et un recours au générateur que beaucoup ne peuvent se permettre. Le développement de l’énergie solaire représente une alternative crédible, bien qu’onéreuse, dès lors que les projets bénéficient de financement ou de soutien des autorités. Ainsi dans la province de Kompong Cham, la société Comin Khmère mène différents projets d’installation de panneaux solaires ou photovoltaïques. "Nous répondons à des appels d’offres, émanant de la coopération technique belge par exemple. Nous travaillons aussi en collaboration avec le ministère du Commerce cambodgien ou encore le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement)", nous confie Herve Caffin, responsable de la division des énergies renouvelables de l’entreprise. "Nous travaillons sur différents systèmes'' d’énergies renouvelables explique t-il, comme la biomasse, la lampe portable solaire, le système de purification d’eau, l'hydro turbine, la turbine à gaz, les éoliennes, etc… Le commerce des énergies renouvelables se porte bien et ce n’est pas fini... La Semaine de l’environnement en septembre prochain La première ''Semaine de l’environnement'' se tiendra à Phnom Penh du 15 au 20 septembre, un évènement qui coïncide avec la deuxième édition du Festival du Film sur l’environnement. Conférences, débats et expositions sont déjà au programme de cette Semaine de l’environnement placée sous l’égide de l’Ambassade de France, et coordonnée par le GERES. URDSE, Université Royale de l’Agriculture, ITC, ou encore CCF, les lieux choisis pour accueillir cette manifestation démontrent l’implication des autorités dans le projet. Une première dans le Royaume qui s’éveille enfin aux problématiques environnementales. Steffy BENEAT. (www.lepetitjournal.com Cambodge) mardi 19 août 2008 Pour en savoir plus: www.geres-cambodia.org www.CO2solidaire.org www.cominkhmere.com http://www.energies-renouvelables.org/resirea/r_cambodia_fr.asp
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