| Ecrit par LPJ Budapest,
le 14-08-2008 01:00
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Depuis deux jours et jusqu'au 18 août, la folie touristique du Sziget s'empare de Budapest. Et malgré un prix d'entrée un peu plus élevé, les foules sont toujours aussi nombreuses pour ce festival à la programmation exceptionnelle Réputé à travers toute l'Europe, le festival de Sziget est devenu l'évènement musical de l'été (photo Sziget.hu)
A voir le Hév de Szentendre rempli de jeunes Français équipés de tentes et de sac à dos, on ne s'y trompe pas, Sziget festival vient de commencer. Véritable monument national hongrois, ce festival incontournable en Europe est un des rares événements qui pousse les médias traditionnels des autres pays de l'Union à s'intéresser à la Hongrie. Il faut dire que les moyens de communication de la société Sziget sont énormes, que ce soit sur le web ou en termes d'affichage publicitaire en Hongrie, voire même dans plusieurs grandes villes d'Europe comme Paris, entre autres. Du coup, le festival alternatif ,qui jadis rassemblait toute la jeunesse hongroise et quelques étrangers qui pouvaient en apprécier l'exotisme, est devenu le grand rendez-vous commercial de l'été pour toute l'Europe, et en particulier les Français puisque pas moins de 50% des festivaliers venaient de l'Hexagone l'an dernier. En 5 ans, le prix de l'entrée a presque doublé. "C'est sûrement parce qu'il y a de plus en plus de gros groupes connus dans le monde entier qui viennent, qu'ils soient has-been ou non", raconte Juli, une festivalière un peu amère. "Avant, l'ambiance et le programme étaient plus familiaux. Aujourd'hui le public et les artistes hongrois ne se sentent plus vraiment chez eux à Sziget, mais je pense que cela devait se développer comme ça". "Depuis quelques années il est à la hauteur d'un événement culturel globalisé, donc la perte de l'essence hongroise ne m'étonne pas", conclut son ami Miklos. De Jamiroquai à Justice en passant par les Babyshambles Tous les groupes que les hôtes hongrois attendent seront pourtant là, mais il est vrai qu'ils seront un peu fondus dans la masse des concerts de jour, et souvent ghettoïsés sur de petites scènes. Les associations, les troupes de théâtre et les animations qui créaient aussi cette fameuse "essence" du Sziget et composaient une véritable vitrine de la Hongrie pour elle-même, sont elles aussi quelque peu marginalisées dans cette immense usine à spectacles. Cependant, rassurons-nous tout de même, un festival aussi énorme que Sziget propose de tout, en grosse quantité, sans forcément sacrifier la qualité. Un "bon" Sziget est donc celui que chacun choisit selon ses goûts musicaux, mais cela suppose une étude approfondie du programme au préalable. Pour créer votre propre sentier sur l'ïle, le site Internet du festival est parfait. Traduit en plus d'une dizaine de langues, il détaille absolument tous les spectacles, il lui reste à être fiable pour ce qui est des horaires. En marge de la grande scène où Jamiroquai et autres R.E.M se passeront le relais "comme à la radio", on peut aussi se référer facilement au style d'une scène en particulier. La scène électro par exemple, sera le théâtre des performances d'un florilège des meilleurs DJ français : après la jeune poly-artiste Missill hier soir, le dijonnais Vitalic embrasera les lieux ce soir pour que Justice y achève la foule dimanche avec son live apocalyptique. Les mélomanes éclectiques, eux, pourront assister aux highlights de l'événement, des origines du funk-jazz avec Maceo Parker à celles du reggae avec Mr Lee Scratch Perry, en passant par la pop-rock britannique des Babyshambles et l'électro allemand de Modeselektor. Quand on en a l'embarras, le plus difficile n'est-il pas de faire le choix ? F.G. (www.lepetitjournal.com - Budapest) jeudi 14 août 2008 www.sziget.hu
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