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Le gouvernement de José Luis Zapatero souhaite faire travailler les salariés après l’âge de la retraite, fixé aujourd’hui à 65 ans. De plus, les départs en préretraite seraient pénalisés. Le projet, annoncé dans le cadre de la reforme sur la Sécurité sociale espagnole, est négocié en ce moment même entre employeurs et syndicats
José Luis Zapatero, chantre de la nouvelle réforme sociale. (Photo : AFP)
Le gouvernement Zapatero continue sur sa lancée : après les récents changements prévus pour le système éducatif, celui de la Sécurité sociale est à l’ordre du jour. Le 10 novembre dernier, Octavio Grabado, secrétaire d’Etat à la Sécurité sociale, a annoncé les grandes lignes du projet de réforme.
Le texte s’appuie sur deux points majeurs. Le premier vise à inciter les salariés à travailler au-delà de l’âge légal de la retraite, fixé aujourd’hui à 65 ans. Ils pourront travailler plus longtemps sans être pénalisés, même s’ils ont déjà cotisé les 35 annuités réglementaires. Quant au deuxième grand axe de la réforme, il s’agit de freiner les départs en préretraite. Pour cela, l’âge minimum passera de 60 à 61 ans, et un minimum de 30 ans de cotisations sera exigé. La pension versée se verra diminuer de 6,5% par année manquante. Toutefois, le texte envisage d’offrir des pensions plus importantes aux salariés licenciés qu’aux salariés partis en préretraite négociée.
Une Sécurité sociale en pleine forme
Ces mesures seraient adoptées pour "que la croissance de la protection et des prestations soit compatible avec la croissance économique et l'évolution des réalités sociales", et non pour remédier à une quelconque crise. Rappelons en effet que la Sécurité sociale espagnole est excédentaire et n’a aucun besoin urgent, contrairement à celle d’autres pays d’Europe.
Octavio Granado a ainsi insisté sur le fait que la réforme se veut prévoyante, et est, selon lui, nécessaire pour faire face au vieillissement inéluctable de la population. Les négociations entre employeurs et syndicats sont d'ores et déjà entamées, mais la date d’adoption de la réforme n’a pas été encore annoncée.
Anne GANICHAUD. (LPJ) 23 novembre 2005 Lire aussi : www.elmundo.es et www.lefigaro.fr |