| Ecrit par Frédéric Guitton,
le 06-08-2008 01:00
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Alors que la 17e Conférence mondiale sur le sida vient de s’ouvrir à Mexico, l’engagement contre la propagation du virus s’affaiblit. Et l’espoir de trouver un vaccin semble au point mort Mis à part l’ancien président Bill Clinton et le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, très peu de dirigeants se sont rendus à la Conférence de Mexico sur le sida (photo AFP)
La lutte contre le sida ne semble plus être la priorité des chefs d’Etat. Alors que la 17e Conférence internationale sur le sida s’est ouverte dimanche à Mexico, très peu de dirigeants du monde ont fait le déplacement. Parmi les personnalités présentes, seuls Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, et Bill Clinton ont été remarqués. Absent de cette conférence, Nicolas Sarkozy n’a pas envoyé de ministre pour le remplacer, évoquant des raisons "d’agenda". Et les associations n’ont pas caché leur déception. Pour Act Up, soit les dirigeants français "sont indifférents à la lutte contre le sida, ou bien ils ont peur de la colère que leur politique provoque chez les malades du sida". Car ces derniers s’inquiètent d’un désengagement progressif de la France dans le financement des recherches. L’an prochain, les subventions accordées à l’Agence nationale des recherches sur le sida et les hépatites seront réduites d'au moins 400.000 euros.
33 millions de personnes infectées dans le monde Lundi, les chercheurs réunis lors de la conférence ont admis que les recherches sur un vaccin anti-sida piétinent. Le mois dernier, les laboratoires Roche avaient même annoncé l’arrêt des recherches de nouveaux médicaments contre le sida. Selon la firme Roche, les derniers résultats n’étaient pas assez probants et aucune amélioration de la thérapie n’est actuellement envisageable à court terme. Aujourd’hui, les efforts portent donc avant tout sur la prévention, avec le préservatif mais également la circoncision, qui permettrait de réduire les risques de transmission. Et pour le secrétaire général de l’ONU, la mobilisation ne doit pas s’essouffler puisque le dernier bilan chiffre à 33 millions le nombre de personnes infectées par le virus, dont 2,7 millions de nouveaux cas l’an passé. Seul point positif selon Peter Piot, directeur d’Onusida, "pour la première fois, moins de gens meurent du sida, et moins de gens sont infectés". "La fin du sida n'est pas en vue, a-t-il ajouté, mais nous l'emporterons !". Frédéric GUITTON. (www.lepetitjournal.com) mercredi 6 août 2008
En savoir plus : 20Minutes - Où en est-on dans la recherche sur le sida ? France Info - La conférence mondiale sur le sida boudée par les dirigeants Le Monde - Les recherches sur un vaccin piétinent
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