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Quelques jours seulement après son investiture, le gouvernement polonais de Kazimierz Marcinkiewicz, doit aborder le difficile sujet du destin des troupes polonaises implantées en Irak. La Pologne constitue, avec ses 1.700 soldats, le troisième plus grand contingent de la force armée de coalition
Le ministre iraquien Saadun al-Dulaimi (à gauche) et son homologue polonais Radoslaw Sikorski se sont rencontrés le 12 novembre dernier (photo AFP)
Depuis le début du conflit en Irak, la Pologne a toujours été présente aux côtés des Etats Unis. La Pologne constitue, avec ses 1.700 soldats, le troisième plus grand contingent de la force armée de la coalition. Elle commande aussi une force multinationale composée de 4.000 hommes. Or, l´engagement pris depuis le début de l´intervention armée arrive à son terme à la fin de l’année 2005. Que va faire le nouveau gouvernement ?
Le ministre de la Défense Radoslaw Sikorski a déclaré samedi à Kutno, ville du centre de la Pologne où sont fabriquées des véhicules destinés à l´Irak, qu´il souhaitait "être reçu à Washington dans le courant du mois prochain". Le gouvernement polonais désire provoquer une rencontre afin de discuter avec le gouvernement américain des conditions du maintien des forces armées polonaises sur le terrain.
Le gouvernement de Kazimierz Marcinkiewicz fait face, aussi, sur le sujet à la pression de la population polonaise qui souhaiterait un retrait de sa force armée. Depuis 2003, 14 Polonais sont morts en Irak, dix militaires et quatre civils.
Multiplier les rencontres
Loin de quitter le territoire iraquien, les troupes polonaises pourraient être appelées à aider et entraîner la nouvelle armée nationale iraquienne.
La Pologne nourrit l'ambition de s'imposer comme puissance régionale, et a fait de ses relations avec les Etats-Unis la pierre angulaire de sa politique étrangère. Néanmoins, avant toute décision définitive, le ministre de la Défense Radoslaw Sikorski souhaite obtenir l´avis des différents protagonistes.
Ainsi, la semaine dernière, il s´était entretenu avec le ministre de la Défense iraquienne Saadun al-Dulaimi qui avait sollicité le maintien des troupes polonaises présentes dans son pays.
Tandis que des discussions ont été ouvertes entre l´Irak et la Pologne sur les modalités d´une coopération en matière de construction et de sécurité des accès aux réserves pétrolifères sur le territoire iraquien, Kazimierz Marcinkiewicz a précisé, hier, que ce sujet était bien distinct de celui de l´engagement militaire de la Pologne en Irak. La Pologne, très dépendante de la Russie pour s´approvisionner en gaz naturel et pétrole, se trouverait, selon le Premier Ministre, face à la nécessité de diversifier ses sources d´énergie.
F.L. (LPJ - Varsovie) 22 novembre 2005 |