| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 31-07-2008 01:00
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La Chine avait promis un accès à Internet pour les journalistes présents aux Jeux olympiques de Pékin. C’est le cas, sauf que de nombreux sites de dissidents ou de médias sont censurés. Le Comité international olympique a dû accepter
Des journalistes dans une salle du centre olympique à Pékin (photo AFP)
Les journalistes accrédités aux Jeux olympiques de Pékin ont appris à leurs dépens, hier, la signification en chinois d’un "accès à Internet suffisant pour travailler". Revenant sur la promesse de laisser une liberté totale aux médias pendant les JO, la Chine va bel et bien censurer la toile. Il faut dire que les internautes chinois eux-mêmes disposent d'une version "allégée" d'Internet, dont certains sites d'information et d'organisations de défense des droits de l'Homme sont censurés. Sans aucune gêne ni tabou, Sun Weide, porte-parole du comité d'organisation des JO, a malicieusement nuancé l’accord que semblaient avoir passé les Chinois avec le Comité international olympique (CIO) : "Notre promesse était que les journalistes pourraient se servir d'Internet pour leur travail pendant les jeux Olympiques. Et nous leur avons donné suffisamment d'accès pour cela". Censure et surveillance Hier matin, les journalistes de l’AFP ont été les premiers à constater la restriction visant leur accès Internet, dans le principal centre réservé à la presse pendant les JO. Testant leur connexion, ils se sont aperçus que les sites de dissidents chinois, comme boxun.com ou faluninfo.net n’étaient pas accessibles. Le second site appartient au mouvement spirituel d’inspiration bouddhiste Falungong, interdit en Chine depuis 1999. Sans surprise, Amnesty International et Reporters sans frontières, qui continue de diffuser en page d’accueil les anneaux olympiques en forme de menottes, sont logés à la même enseigne. Même les médias ont droit à un régime au pain sec et à l’eau : Radio Free Asia, la radio allemande Deutsche Welle et la BBC en chinois ne répondaient pas hier. Enfin plus pervers encore, les sites Youtube ou Wikipedia sont accessibles, mais il est par exemple impossible de trouver la moindre ligne d’information au sujet de la répression des manifestations à Tiananmen en 1989. Se disant déçu, le CIO a accepté cette limitation de l'accès Internet. Pour assombrir le tableau, le sénateur américain du Kansas Sam Brownback, a rendu public un dossier prouvant que plusieurs hôtels de Pékin ont eu pour consigne d’établir un système de surveillance de leurs clients. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) jeudi 31 juillet 2008 En savoir plus Le Monde - Les JO, prétexte à une répression accrue en Chine L’Express - Ces internautes qui se rebiffent 20 Minutes - Internet censuré pour les journalistes pendant les JO: le cœur du CIO balance
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