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CINEMA - El café de los maestros, la renaissance du Tango d'autrefois |
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mercredi 30 juillet 2008 |
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Le documenaire El Café de los maestros est encore visible dans deux salles à Buenos Aires avant sa projection en France. A l'instar du célèbre Buena Vista Social Club, sont réunis les musiciens et chanteurs de l'époque durant laquelle toute la capitale argentine vibrait aux sons du bandonéon
Le producteur-musicien Gustavo Santaolalla et le réalisateur Miguel Kohan ont réuni musiciens et chanteurs, gloire du tango dans les années 40
Revivre le tango d’autrefois. En 2005, sortait le premier album intitulé Café de los Maestros et la saga était lancée. A l'origine du titre de ce disque, un des haut lieu porteño de la période faste du Tango, el Café de los Maestros. Depuis près d’un mois maintenant, ce documentaire de Miguel Kohan est présent dans les cinémas argentins. Comme pour le disque, le film rassemble les plus grandes gloires du Tango. Ceux qui, dans les années 40 et 50, ont fait la renommée des milongas de Buenos Aires, et qui ont construit l'identité argentine en lui offrant une musique, un art. Sont présents les plus grands protagonistes du Tango de l'après guerre, véritables stars nationales, la comparaison avec le Buena Vista Social Club (documentaire qui retrace la vie de talentueux musiciens cubains octogénaires réalisé par Wim Wenders) est évidemment inévitable. Lors de sa première semaine de diffusion, ce documentaire visible dans six salles a réussi à attirer plus de 1.000 spectateurs par salle, la quatrième meilleure audience de la semaine contre les blockbusters nord-américains. Il est encore visible dans 2 salles dans le centre de Buenos Aires ( al Complejo Tita Merello et à l'Espacio INCAA Gaumont).
Célébrités octogénaires Le spectacle qu’offre le film est inédit. En effet, le documentaire met en scène des figures du Tango, pour la plupart octogénaires et majoritairement retirés du monde de la musique. L’idée : les faire remonter sur les planches lors de plusieurs concerts dont celui, exceptionnel, qui a eu lieu au teatro Colón en 2006. Parmi ces stars éternels, on trouve el maestro Carlos Garcia, qui fut directeur de l'Orchestre de Tango de la ville de Buenos Aires, grand pianiste et compositeur, décédé en 2006. A ses côtés, le guitariste Anibal Arias, lui aussi membre de l'Orchestre de Tango de la ville de Buenos Aires, la légende uruguayenne Lagrima Rios, décédée elle aussi le 25 Décembre 2006, l'actrice Virginia Luque
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ou encore Oscar Ferrari, chanteur populaire dont la voix a à jamais marqué les années 40… Tous les éléments sont réunis pour un grand moment de musique, que Miguel Kohan a réussi à conserver sur la toile. Le réalisateur retrace le travail réalisé par ces monstres sacrés du Tango sous la coordination de Gustavo Santaolalla. A partir de portraits, de petites phrases, de différents aspects de ce qui forme la culture argentine (Tango, Football), d'images d'archives de la période faste du Tango et d'improvisations de ces virtuoses (à voir Virginia Luque lors de l'enregistrement de Cancion de Buenos Aires), il restitue et transmet l’enthousiasme et la magie de l’époque même si le rythme n’est pas toujours très élevé. Grégory VARAGNOL. (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) mercredi 30 juillet 2008 |