| Ecrit par Aurélie Colladon,
le 11-08-2008 01:00
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Depuis ces dix dernières années, la croissance économique frôle les 10 %, avec une tendance à l’accélération depuis 2003. Cette croissance forte, couplée à la stabilité politique, fait que les changements observés depuis dix ans sont nombreux. Témoignages en cinq temps En dix ans, le développement des infrastructures a connu de nets progrès au Cambodge (Crédit: Mhryciw)
Les acteurs interrogés s’accordent à dire que le développement des infrastructures hôtelières et routières/aéroportuaires est l’un des grands changements observés. Il y a dix ans, il était impossible de joindre Phnom Penh à Siem Reap par la route. Aujourd’hui, ce n’est pas encore comparable aux infrastructures de pays comme la France, mais de nets progrès ont été réalisés, ce qui facilite le tourisme en particulier. "Le problème, c’est que l’image du Cambodge à l’extérieur n’a pas changé" explique Jacques Guichandut, fondateur de l’agence de tourisme Asian Trails. "Pour la majorité des gens, le Cambodge se limite aux temples d’Angkor et la plupart font des combinés avec le Vietnam et la Thaïlande. Le gouvernement et le secteur privé n’ont pas encore réussi à promouvoir une autre image du Cambodge, avec de nouvelles destinations comme Battambang, Kratié ou Sihanoukville. C’est un travail de longue haleine mais l’avenir est prometteur". C’est aussi ce que recommande Jean-Daniel Gardère, ancien conseiller économique et financier pour le Cambodge et le Laos : "L’industrie du tourisme doit se trouver de nouveaux points d’appui, en dehors de Siem Reap, et une offre diversifiée, au-delà d’Angkor. Cela représente une reconfiguration partielle de l’offre, des infrastructures et un contrôle plus strict de la qualité des investissements hôteliers et de leur impact sur les paysages et l’environnement".
Structuration du paysage urbain Les changements sont visibles également au niveau du paysage urbain. En bien ou en mal ? Chacun a son opinion mais personne ne se permet de juger car "on n’a pas fait mieux en France ou en Europe". Par rapport à il y a dix ans, la ville de Phnom Penh s’est même embellie. André Galabro, propriétaire du restaurant Le Deauville, affirme : "J’ai vécu en Afrique avant de venir au Cambodge et je trouve que les choses avancent bien plus vite ici. On construit des routes, on fait des jardins, on réhabilite les quais… Phnom Penh va être une belle ville". Monsieur Martin, professeur de français, s’est installé en 2001 et connait le Cambodge depuis la fin des années 1960. Il confirme que "Phnom Penh s’est embellie, grâce à la création de nombreux espaces verts et la rénovation des rues". Par contre, il constate que de nouveaux problèmes se posent, comme le ramassage des ordures ou l’anarchie dans la circulation, "des difficultés qui vont s’accroître dans les années à venir". Aurélie COLLADON. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) lundi 8 août 2008
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