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ECONOMIE - Cambodge : 10 ans plus tard (II) |
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| Ecrit par Aurélie COLLADON,
le 04-08-2008 01:00
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Depuis ces dix dernières années, la croissance économique frôle les 10 %, avec une tendance à l’accélération depuis 2003. Cette croissance forte, couplée à la stabilité politique, fait que les changements observés depuis dix ans sont nombreux. Témoignages en cinq temps.
Situé au nord-ouest de la ville, Grand Phnom Penh International City est un projet de 260 ha initié en 2006. La fin des travaux est prévue pour 2012.
Un véritable boom économique
Jean-Daniel Gardère, ancien conseiller économique et financier pour le Cambodge et le Laos, poursuit son analyse : " L’économie cambodgienne a réussi un assez remarquable parcours depuis 10-12 ans. Retour à la stabilité macroéconomique, stabilisation du riel, réduction de l’inflation jusqu’en début 2007, ouverture aux investisseurs étrangers, construction d’une industrie de la confection textile et aussi et surtout d’une industrie touristique qui tirent l’économie. " Le déficit public est mesuré, les exportations sont en forte hausse ces dernières années, et le tourisme s’accroît. Le Cambodge a accueilli deux millions de touristes en 2007, et enregistre une hausse constante du nombre de visiteurs étrangers de 20 % en moyenne depuis dix ans. En 2007, le tourisme générait plus de 1,5 milliards de dollars US de revenus. Dans ce secteur du tourisme, les changements observés sont considérables, notamment au niveau des infrastructures. Jacques Guichandut, fondateur de l’agence de tourisme Asian Trails en 1999 évoque un boom touristique : " nous sommes passés à la vitesse supérieure après les problèmes liés à la grippe aviaire il y a trois ans. Avant, la progression était très faible, à cause des infrastructures hôtelières. Aujourd’hui, l’offre se diversifie, surtout à Siem Reap et à Phnom Penh. Il est désormais possible d’offrir aux touristes des services aux standards internationaux ". Songthoul Fernandez, directeur de l’agence de tourisme Kennary Tours, confirme que petit à petit, grâce à de bonnes infrastructures, " le Cambodge est passé d’un tourisme d’aventure à une offre touristique répondant aux normes internationales ".
Cependant, Jean-Daniel Gardère estime que les piliers repérés de la croissance sont trop peu nombreux et sont pour une part trop dépendant des économies voisines et de la vivacité de leurs entreprises à la recherche d’opportunités au Cambodge : " Les conditions d’une industrialisation ne sont toujours pas réunies : prix de l’énergie, taille modeste et totale ouverture du marché intérieur, coût et disponibilité du financement interne des investissements, coût des transports internationaux, etc. Protégé par la faible bancarisation et la dollarisation de son économie lors de la crise financière asiatique de 1997, le Cambodge pourrait pâtir désormais d’une dollarisation excessive et d’une faible réévaluation du riel par rapport à sa devise de référence qui n’exerce pas d’effet tampon entre la hausse des cours mondiaux et le niveau des prix domestiques." (www.lepetitjournal.com - Cambodge) Lundi 4 Août 2008
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