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En janvier prochain, Sandor Csernus directeur de l’Institut hongrois à Paris quittera ses fonctions pour revenir dans son pays. En près de 7 ans d’activité à Paris, cet universitaire, historien médiéviste laisse derrière lui un réseau de contacts franco-hongrois d’une grande richesse
Le meilleur souvenir de Sandor Csernus : Magyart ! (photo Institut hongrois)
Ils ne sont pas nombreux à pouvoir se vanter d’être restés à leur poste pour un mandat de sept ans. C’est le cas de Sandor Csernus. Le directeur de l'Institut hongrois à Paris quittera en janvier ses fonctions après sept ans de loyaux services. Si l’Institut hongrois perd un excellent directeur, l’université de Szeged sera certainement heureuse de retrouver un non moins excellent professeur.
Car, Sandor Csernus aura contribué à l’événement phare de ces dernières années: Magyart, l’année culturelle de la Hongrie en France. Décidée en 1997, la saison s’est déroulée, en en 2001. Cela reste sans conteste, le meilleur souvenir de Sandor Csernus à Paris.
En France, Magyart fut d’après lui, "la première saison culturelle organisée selon les principes français de l’interprétation de la culture, basés sur le triptyque suivant : décentralisation – démocratisation – participation de la société civile". Résultat : plus de 860 événements organisés sur tout le territoire français.
La suite ne s’est pas faite attendre : de nombreuses autres saisons culturelles hongroises ont vu le jour dans d’autres pays : Italie, Grande-Bretagne, Luxembourg et l’année prochaine en Allemagne.
L'image de la Hongrie a changé
Deux ans plus tard, c’était la Hongrie qui invitait la culture française chez elle avec un événement phare : l’exposition Monet qui reste dans toutes les mémoires avec 250,000 visiteurs. Et ce professionnel de souligner que l'exposition avait rappelé à juste titre que "la Culture pouvait aussi être rentable".
Sandor Csernus est satisfait "les contacts établis à l’époque entre professionnels des deux pays se sont révélés solides. Les touristes français ont vu leur nombre augmenter de 18% en 2001-2002". D’ailleurs, le directeur de l'Institut hongrois à Paris estime que le budget dépensé par chaque touriste a largement remboursé l’investissement financier consacré par la Hongrie à la saison culturelle Magyart.
Surtout, l’image de la Hongrie a évolué près des touristes occidentaux. Quant aux collaborations initiées avec et entre artistes, elles perdurent elles aussi : l’exemple le plus probant cité par Sandor Csernus étant le théâtre Kretakör créé à Bobigny, dans la banlieue parisienne.
L’image de la Hongrie a alors bénéficié d’événements qui n’étaient pas tous prévus se souvient-il encore mais qui ont beaucoup joué : "une magnifique campagne de publicité de l’office de tourisme dans les couloirs du métro parisien, le prix Nobel de littérature Kertesz, ou encore le prix Femina de Magda Szabo".
C.V. (LPJ Budapest) Mercredi 23 novembre 2005
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