| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 24-07-2008 01:00
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L'Unef dénonce pour la troisième année consécutive les frais hors norme auxquels sont soumis les étudiants dans 34 universités. Les accusées évoquent elles des surcoûts facultatifs, en conformité avec les frais fixés par le ministère Le président du syndicat étudiant Unef Jean-Baptiste Prévost a menacé de saisir les tribunaux administratifs si la situation ne changeait pas (photo AFP)
L'Unef a constaté des progrès par rapport à l’année dernière. Mais le syndicat étudiant n’a pas raté pour autant 34 universités dans son troisième palmarès des établissements "pratiquant des frais d'inscription illégaux". Les droits de scolarité fixés par le ministère de l’Education nationale sont répartis en trois dépenses obligatoires pour tout étudiant ne bénéficiant pas d’une bourse : 169 € en licence et 226 € en master, 4,75 € pour la médecine préventive universitaire, et 195 € pour la sécurité sociale étudiante. Les mauvais élèves dénoncés sont très loin de ces chiffres. Les frais peuvent y atteindre des sommes astronomiques : jusqu’à 10.000 € pour des masters à Aix Marseille III, 9.600 € à Reims, et 7.500 € à Lyon III. "Frais complémentaires par diplômes" Pour l’Unef on est bien loin des frais de dossiers supplémentaires classiques lors de l’inscription. Il s’agit la plupart du temps de dépenses liées aux activités sportives, mais aussi de l’accès à des ressources pédagogiques, comme le service informatique, les archives et la bibliothèque. Le syndicat dénonce ces coûts supplémentaires, qui concernent des services indispensables à la réussite des étudiants. Dans son rapport, il évoque ainsi "une sélection sociale accrue à l'entrée de certains diplômes". Les établissements pointés du doigt parlent de surcoûts clairement présentés comme étant facultatifs. Ce n’est pas l’avis de l’Unef qui n’apprécie pas la nouvelle dénomination, "frais complémentaires par diplômes", en remplacement du tout aussi obscur "frais de dossiers". Pour leur défense, les facs estiment de toute façon que les surcoûts pour certaines formations -stages, cours à l’étranger ou en langues étrangères- sont forcément répercutés sur les frais d’inscription. Et là on touche encore au manque de moyen alloué aux universités. Mais l’Unef ne souhaite pas en rester là. Le syndicat a précisé que si la situation perdure, alors que le gouvernement a promis d’augmenter d'un milliard par an jusqu'en 2012 le budget de l'enseignement supérieur, il se saisira des tribunaux administratifs. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) jeudi 24 juillet 2008 En savoir plus Libération - L'Unef épingle 34 universités pour «frais d'inscription illégaux» 20 Minutes.fr - Frais d'inscription: selon l'Unef, 34 universités seraient hors-la-loi France-Info.fr - Trente-quatre universités françaises seraient hors-la-loi
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