| Ecrit par Frédéric Guitton,
le 23-07-2008 00:00
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Depuis son vote en faveur de la réforme des institutions, Jack Lang est victime d’une véritable chasse à l’homme au sein même de son parti. A quelques mois du Congrès de Reims, les tensions s’enveniment au PS
Mouton noir ou brebis égarée, Jack Lang est bien seul depuis lundi. Lors du vote sur la réforme des institutions (voir notre édition d'hier), l’ancien ministre de l’Education nationale a en effet été le seul membre du parti socialiste à voter en faveur du texte, alors que le mot d’ordre du PS était de voter contre. Aussitôt après l’annonce des résultats, les critiques et les phrases assassines ont fusé contre lui. François Rebsamen, bras droit de François Hollande, a jugé la position de Jack Lang "gravissime", "c’est une trahison de tous nos idéaux" a-t-il poursuivi. Hier matin, Jean-Marc Ayrault affirmait que Jack Lang s’était "mis lui-même en dehors du parti", tandis que le porte-parole du PS Julien Dray déclarait qu’il n’avait "plus sa place dans notre famille politique". Loin d’être intimidé par ces menaces, Jack Lang a rétorqué hier qu"il n'est au pouvoir de personne de me rayer de la carte du paysage politique français". La stratégie du PS critiquée Vice président de la Commission à l’origine de la réforme, Jack Lang n’avait pas caché sa décision de voter logiquement en faveur du texte. "Voter contre une réforme que j’ai en partie inspirée relèverait de la schizophrénie" avait-il déclaré avant le Congrès. Aujourd’hui critiqué par son propre parti, l'actuel député du Pas-de-Calais affirme ne pas regretter son vote et en profite pour régler ses comptes. "Le grand Parti socialiste que j'ai connu était un laboratoire d'idées, avait deux fois plus d'adhérents, et ne s'enfermait pas dans des stratégies de pure tactique" a-t-il souligné hier. Et Jack Lang n’est pas le seul socialiste à se retourner contre le premier secrétaire du PS. Hier, dans une tribune publiée par Le Monde, Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen, Gaëtan Gorce et Christophe Caresche ont dénoncé un PS "réfugié dans une opposition caricaturale" qui conduit le parti à "s’opposer systématiquement à tout projet émanant du président de la République". A quatre mois du Congrès de Reims, qui désignera le successeur de François Hollande à la tête du parti, le PS lave son linge sale en public…et ça ne sent pas la rose. Frédéric GUITTON. (www.lepetitjournal.com) mercredi 23 juillet 2008 En savoir plus : Europe 1 - Lang attaqué à gauche, défendu à droite Le Point - Jack Lang : "Je suis plus que jamais un député socialiste" Le Monde - Quatre députés PS dénoncent l"antisarkozysme pavlovien" de leur parti
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