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LEGISLATIVES 2008 – Dans la dernière ligne droite.- |
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| Ecrit par Ke Bun Tha,
le 23-07-2008 01:00
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La crise de Preah Vihear aura contribué à occulter une campagne électorale qui touche désormais à son terme. Les partis s’activent encore à convaincre les indécis en vue du scrutin de dimanche. Le compte à rebours est lancé
Preah Vihear, un consensus national ou presque Les dirigeants politiques de l’opposition sont les premiers à le reconnaître : depuis une semaine tous les regards sont tournés vers les arpents de Preah Vihear. Certes ils sont plus d’un en aparté à dénoncer l’instrumentalisation par le PPC de cette énième crise frontalière, néanmoins en public la plupart affiche un soutien de bon aloi au gouvernement sur ce dossier. De fait comme le précise un responsable du Parti Norodom Ranariddh, "la plupart des soldats sur place sont des anciens combattants de la résistance", manière pour le PNR de s’associer au mouvement. Spontané ou orchestré par les chaînes pro-PPC, les appels aux dons en faveur des bidasses cambodgiennes connaissent un réel succès, certains en venant même à vanter le caractère indomptable des anciens combattants khmers rouges déployés sur le front. Cependant les vieux réflexes partisans ne disparaissent jamais tout à fait : "on aimerait voir Hun Sen et les siens déployer la même énergie quand les Vietnamiens déplacent les bornes frontalières" a commenté ainsi un militant du Funcinpec.
Et le vainqueur est... C’est devant des observateurs moins nombreux que pour les précédents scrutins que les quelque 8 millions d’électeurs se rendront aux urnes ce dimanche. Probablement afin de calmer des esprits qui risqueraient de chauffer, et suivant ainsi les modèles thaïlandais ou malaisiens, les autorités ont décidé d’interdire toute vente d’alcool à partir de samedi minuit. En dépit des bravades des uns et des autres, le PSR annonçant la semaine dernière envisager emporter plus de la moitié des sièges de la nouvelle législature, l’enjeu véritable repose plus que sur le seul nom du parti vainqueur, sur l’étendue de sa victoire, et sur la recomposition du gouvernement mais aussi de l’opposition à venir. Un gouvernement mono-parti parti serait une première pour le Royaume depuis les accords de paix de 1991. Et si la société civile et l’opposition s’inquiètent de concert d’un état 100% PPC, il se murmure que les stratèges du PPC auraient suivi avec attention les gloires et déboires du gouvernement d’ouverture de Nicolas Sarkozy. Réponse à toutes ces interrogations dans les jours suivant le scrutin. Les observateurs se souviennent encore des semaines de tension politique de l’après scrutin en 1998, des mois de crise et de blocage en 2003. Gageons que cette fois ci le Cambodge n’aura pas à attendre aussi longtemps pour connaître la composition de son nouveau gouvernement. Ke Bun Tha (www.lepetitjournal.com - Cambodge) mercredi 23 juillet 2008
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