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Après 6 rounds de négociation de février 2007 à juillet 2008, l’Egypte et l’Union Européenne ont signé le premier juillet dernier un accord pour la libéralisation des produits agricoles. A part 11 produits qui seront soumis à des critères lors de leur entrée sur le marché européen Feu vert pour les exportations agricoles
Le Caire dans le Coeur (photo Nathalie Truchot)
Le sixième round des négociations sur la modification de l’accord d’Association entre l’Egypte et l’Union Européenne s’est terminé récemment à Bruxelles. Résultat : Après 6 manches de négociations sévères entre les deux parties, l'Egypte et l'UE ont signé un accord pour la libéralisation des produits agricoles, agroalimentaires et les poissons. Cet accord permet aux exportateurs de l’UE de faire entrer presque 90 % de leurs produits agricoles sur le marché égyptien. L’Egypte maintiendra les taxes sur la nicotine, les alcools et le jambon. Mais l’Egypte devra réduire de moitié les taxes sur les bonbons, le chocolat, les spaghetti et les produits de boulangeries. En contrepartie, l’UE a précisé une liste sensible (importations soumises à conditions) comprenant 11 produits. Parmi ces derniers figurent les tomates, les concombres, les artichauts, les citrouilles, les raisins, les fraises, l’ail, le riz, le sucre, le thon et les sardines en conserve. Mais pour la première fois, selon Tareq Tewfiq, président de la Chambre des produits alimentaires, l'Egypte est en mesure de réaliser des gains. Selon lui, les hommes d’affaires égyptiens ont pu cette fois-ci obtenir une grande partie de leurs demandes.
De trois à une Sayed Abol Qomsan, conseiller du ministre du Commerce et de l'Industrie et un des représentants de la délégation égyptienne, a annoncé que cet accord est une bonne étape sur la voie du dossier agricole qui bloquait les négociations. Il a révélé que le parlement égyptien discutera les articles de cet accord au cours de la prochaine cession parlementaire (novembre 2008). La Commission européenne étudiera pour sa part cette proposition. Elle la présentera au parlement européen également en novembre 2008 en cas d'approbation. L’Egypte a demandé il y a un an de renégocier l’accord d’association, entré en vigueur le 1er juin 2004 sur son volet agricole, car elle n’arrive pas à tirer profit de son activité agricole qui représente presque 20 % de son PIB. Au cours du premier round, l’Egypte a jeté la balle dans le terrain de l’Union Européenne après avoir suggéré une libéralisation complète de tous ses produits. L'UE avait présenté 3 listes sensibles. Mais l'Egypte a obligé le camp européen à refaire ses calculs pour présenter une meilleure offre. Et la persévérance semble avoir payé. Névine KAMEL. (www.lepetitjournal.com - Le Caire-Alexandrie) mercredi 23 juillet 2008 |