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ENERGIE - Réforme, et pendant ce temps-là, les États-Unis pompaient le pétrole mexicain |
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| Ecrit par Olivier Soumah-Mis,
le 22-07-2008 00:00
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Pendant que les principaux partis politiques mexicains (PAN, PRI, PRD), n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la fameuse réforme énergétique, les compagnies pétrolières étatsuniennes et étrangères continuent de pomper le pétrole mexicain 
Forage pétrolier (Source: trimaxblog.blogspot.com)
Déjà en Mars 2004 l’ancien président mexicain Fox Quesada avouait par une plaisanterie : "Nos lo sacan por abajo y se los compramos por arriba". Il ne parlait pas du pétrole mais du gaz naturel. Quatre ans après nous en sommes au même point. Toujours pas de réforme énergétique concrète. Les entreprises étatsuniennes pompent le pétrole et/ou le gaz naturel de leur côté de la frontière notamment dans l’État du Texas ou aux limites des eaux territoriales mexicaines, dans le Golfe du Mexique. Grâce à leurs technologies de pointe en termes d’extraction et par effet de succion puissante, ils arrivent à remonter à la surface en plus de leurs propres réserves, les réserves qui se trouvent du côté mexicain. C'est l'effet "Popote". Notamment les réserves qui se trouvent à plus de 3.000 mètres de profondeur que les Mexicains sont incapables de forer par manque de savoir faire et de technologies. Et cela dure depuis des années ! L’enjeu de cette réforme serait donc de permettre à Pemex de maîtriser ces technologies et ainsi d’éviter qu’une partie du pétrole mexicain passe la frontière américaine "illégalement".
La bataille politique fait rage L'opposition emmenée par Andrés Manuel Lopez Obrador est contre toutes réformes concernant l’énergie. Obrador a même dit en parlant de l’effet "Popote" qu’il s’agissait d’une invention du gouvernement pour permettre aux capitaux étrangers de rentrer dans Pemex . L’effet "Popote" selon le leader de la gauche mexicaine n’existe pas. La plupart des spécialistes sont d’accord sur le fait qu’effectivement il est possible d’aspirer le pétrole du voisin. En attendant qu’une réforme voit le jour, le gouvernement mexicain n’a pratiquement pas de recours légaux ou technologiques pour empêcher ces entreprises de pomper le pétrole mexicain qui se trouve en eaux profondes. Il n’y a aujourd’hui aucun traité entre les deux pays régulant l’exploitation des gisements transfrontaliers. Pour la plupart des spécialistes, si l’on tient compte des énormes investissements réalisés par ces entreprises pétrolières comme Royal Deutch/Shell, British Petroleum, Chevron ou Unocal, qui travaillent côté étatsunien à seulement 9 Kms de la limite maritime mexicaine, il est maintenant trop tard pour les arrêter. Compte tenu des cours du baril actuels, l’extraction et la vente de pétrole est une affaire très rentable, dont le Mexique ne profite pas à 100%. Olivier SOUMAH-MIS. (www.lepetitjournal.com - Mexico) mardi 22 Juillet 2008
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