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Institutions - La réforme adoptée à l'arrachée.- |
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| Ecrit par Frédéric Guitton,
le 22-07-2008 01:00
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Il fallait 538 "oui" pour que la réforme des institutions soit adoptée. Réunis en Congrès hier à Versailles, 539 parlementaires sur 906 (576 députés et 330 sénateurs) ont approuvé la réforme tant espérée par Nicolas Sarkozy (voir notre édition d’hier). Dans l’assemblée, un énorme "oh" a résonné à l’annonce du résultat. Depuis Dublin où il retenait son souffle, Nicolas Sarkozy n’a pas caché sa joie en déclarant "c’est la démocratie qui a gagné". Du côté du parti socialiste, qui espérait un rejet de la réforme, l’humeur était beaucoup moins à la fête. "C’est une victoire pathétique pour la majorité" s’est exclamé Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée, qui reste amer après la décision de Jack Lang de voter en faveur du texte. "Il devra en assumer les conséquences" a souligné Jean-Marc Ayrault. Pour François Bayrou, "une seule voix de majorité, après tant de marchandages, de menaces, de promesses et de battage, cela prouve en réalité que les parlementaires n'étaient pas convaincus". Hier soir, le président du groupe UMP à l’Assemblée Jean-François Copé n’a pas voulu minimiser cette victoire. "Souvent, les très grandes réformes de notre pays ont été adoptées à une voix" a-t-il déclaré, faisant allusion à l’amendement Wallon de 1875 qui avait instauré la République à une voix près. F.G. (www.lepetitjournal.com) mardi 22 juillet 2008
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