| Ecrit par Joris Sabi,
le 22-07-2008 00:00
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Champion olympique de VTT cross-country à Athènes en 2004, Julien Absalon est favori à sa propre succession. Malgré une saison en demi-teinte, il rêve de réaliser le doublé et d’étoffer encore un peu plus son superbe palmarès 
Julien Absalon sera attendu au tournant par ses rivaux à Pékin (photo AFP)"Aux JO, décrocher un titre une première fois est difficile. Un second, encore plus". Il y a quelques mois, cette phrase de Julien Absalon aurait pu passer pour de la fausse modestie. Mais au moment où il l’a prononcé, il y a quelques jours, elle tombait beaucoup plus sous le sens. Car celui qui domine outrageusement le VTT cross-country depuis des années a paru dernièrement beaucoup moins souverain. Son bilan 2008 est même carrément inquiétant : une anonyme 15e place lors du Championnat d’Europe de Saint Wendel (Allemagne) en mai, suivie d’un abandon lors des Championnats du Monde de Val di Sole (Italie), un mois plus tard. Pour justifier ces contre-performances, il invoquera la fatigue due à un manque de préparation. Et ce n’est pas son titre de champion de France, le 5ème consécutif, obtenu ce week end face à une concurrence assez peu relevée, qui a rassuré les sceptiques. Mais ne souffre-t-il pas avant tout d’un manque de motivation ? Ce serait légitime, au vu du palmarès du Vosgien. Difficile de se donner à fond lorsque l’on est, à même pas 28 ans, déjà quadruple champion du monde et champion olympique en titre.
Attendu par des millions de gens Mais les JO sont un tout autre animal. Car, comme il le dit lui-même, "vous ne courez pas seulement pour vous-même devant des spécialistes comme lors d'un championnat du monde mais avant tout pour votre pays, vous êtes regardé et attendu par des millions de gens". Il a déjà tout prouvé au monde du VTT, il est désormais temps de confirmer devant la planète entière. Et de revivre l’émotion de 2004, où, drapeau tricolore sur les épaules, il s’était fait un nom auprès du grand public. Il sera forcément attendu sur le circuit chinois. Tout autre résultat qu’une médaille d’or serait considéré comme un échec. Absalon le sait. Pour cela, il devra se méfier de l’armada suisse, qui a pris les commandes de la discipline, avec notamment un triplé lors des derniers Championnats du Monde. Mais il ne s’inquiète pas. "Sans prétention, je pense même être plus fort qu'en 2004", affirme-t-il sans sourciller. De quoi être finalement plutôt confiant. Joris SABI. (www.lepetitjournal.com) mardi 22 juillet 2008
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