|
Tout comme Carla Bruni Sarkozy, l'épouse du président du gouvernement espagnol est une artiste. Bien qu’elle ait une magnifique voix de soprano, Sonsoles Espinosa se fait discrète
Sonsoles Espinosa le 11 mars 2008 lors d'une cérémonie en mémoire des victimes des attentats de Madrid de 2004 (photo AFP)
Décidément, artistes et politiques font bon ménage. En témoignent les présidents Sarkozy et Zapatero. L’un est marié à une chanteuse folk et l’autre à… une soprano. Sonsoles Espinosa, est l’épouse du président du gouvernement d’Espagne depuis 1990. Malgré une voix qui porte, l'Espagnole se fait discrète. Mère de deux enfants, Laura et Alba, et passionnée de musique lyrique, elle poursuit une carrière en tant que chanteuse soprano. Elle a déjà collaboré avec des orchestres de renommée mondiale comme celui du théâtre royal de Madrid. Absente de la vie publique espagnole, au grand malheur de la presse ibérique toujours friande des actualités people, elle a fait quelques rares apparitions lors de la campagne des législatives. Selon le quotidien espagnol El Mundo, "Sonsoles Espinosa tient à ce que la carrière politique de son mari interfère le moins possible dans sa vie privée ". En effet, cette première dame n’assure que le service minimum dans ses fonctions et se refuse à toute interview, préférant se consacrer à son art.
Vie privée Artiste réputée, elle ne joue absolument pas de son statut de femme de président, et se fond dans les chœurs lyriques. En mai 2007, alors qu’elle chantait au théâtre du Châtelet à Paris, pour une représentation de Carmen, la presse française n’a même pas relevé sa présence. De toute évidence, le couple Zapatero n’aime pas être sous les feux des projecteurs, et sépare bien vie publique et vie privée. L’exemple de 2004 est là pour en témoigner. Alors que la famille du président était en vacances, un média espagnol a publié des photos de Laura et Alba en maillot de bain. Immédiatement, le président Zapatero a réclamé des excuses au journal. Les excuses présentées, aucun journaliste n’a été inquiété. Un goût commun pour les artistes, des méthodes différentes. Rodolphe d’ARAGON. (www.lepetitjournal.com - Madrid) lundi 21 juillet 2008 |