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ENVIRONNEMENT - Le Centre-test de Mongstad à la chasse au CO2 |
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lundi 21 juillet 2008 |
Mercredi dernier, l’autorité de surveillance de l’AELE a donné son feu vert au cofinancement par le gouvernement norvégien du Centre-test de capture et de stockage du CO2 de Mongstad
Le site de Mongstad (photo : Øyvind Hagen / StatoilHydro)Un Centre-test de capture et de stockage du CO2 va être construit sur le site de la raffinerie de Mongstad appartenant à la compagnie StatoilHydro. Son but est d’évaluer et perfectionner différentes technologies en vue d’un développement à grande échelle. Deux technologies seront testées pendant une période de cinq ans sur les fumées de combustion de la raffinerie et sur celles de la centrale à cycle combiné (production conjointe de chaleur et d’électricité à partir de gaz) que StatoilHydro construit actuellement sur le site. Son activité devrait commencer en 2010 avec une capacité de traitement de l’ordre de 100.000 tonnes de CO2 par an. Il s’agit de l’un des plus importants projets de ce type à l’échelle internationale.
Un projet lancé en 2005 En octobre 2005, le gouvernement norvégien s’était engagé à aider financièrement au développement de nouvelles technologies de capture et de stockage du CO2. Il répondait ainsi aux protestations des industriels face aux surcoûts générés par les dispositions relatives à la construction de nouvelles unités de production électrique. Seuls les projets neutres en terme d’émissions étaient a priori susceptibles d’être acceptés, les autres devant obtenir un permis d’émission. Pour concrétiser son engagement, le gouvernement était alors entré en négociation avec Statoil (devenu depuis StatoilHydro) autour de son projet de centrale à Mongstad. Ils ont ensemble conclu un accord en octobre 2006 visant à la création du Centre-test. Pour gérer sa participation (à hauteur de 80%), l’Etat norvégien a depuis créé Gassnova dont la principale mission est de favoriser l’émergence de technologies nouvelles permettant la gestion des émissions de CO2. L’obtention des feux verts européens a pris un certain temps. En effet, l’autorité de surveillance de l’AELE s’était intéressée au dossier voyant dans ce cofinancement une éventuelle distorsion de concurrence. Elle a rendu mercredi dernier son verdict et décidé de lever toute objection, jugeant que le Centre-test favoriserait l’émergence de nouvelles technologies pour le bénéfice de tous et que la participation de l’Etat norvégien était nécessaire à sa mise en œuvre. Thierry GUENIN. (www.lepetitjournal.com - Oslo) lundi 21 juillet 2008 |