| Ecrit par Benoît Soilly,
le 18-07-2008 00:00
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Le meilleur grimpeur du Tour de France Riccardo Ricco a été contrôlé positif à l’EPO. Le double vainqueur d’étape de l’édition 2008 a été exclu de la course. Son équipe Saunier-Duval a décidé de faire ses valises. Le Tour du "renouveau" n'est pas encore pour cette année Tous les regards étaient fixés sur Riccardo Ricco après sa seconde victoire d'étape à Bagnères-de-Bigorre (photo AFP)
E.P.O. Ces trois lettres ont ruiné la crédibilité du Tour de France. Hier matin, la Grande Boucle a subi un nouveau choc avec le contrôle positif de l’Italien Riccardo Ricco, meilleur grimpeur du Tour et double vainqueur d’étape. Dans la foulée, son équipe la Saunier-Duval a décidé de raccrocher les vélos et de quitter la course. " Riccardo Ricco est né pour la gagne, il a la victoire dans le sang " avait déclaré à la Tribune de Genève le directeur sportif de l’équipe espagnole Mauro Gianneti. Celui qu’on surnomme le Cobra pour son déhanchement particulier lors de ses attaques en montagne avait surtout de l’EPO dans son venin. Plus précisément de l’érythropoiétine, célèbre hormone depuis l’affaire Festina de 1998, augmentant le nombre de globules rouges pour une meilleure oxygénation. Son arrivée dans les années 90 a d'ailleurs coïncidé avec la hausse de la vitesse sur le Tour. Pour passer à travers les mailles du filets, Ricco avait choisi de s’injecter de l’EPO de troisième génération, la CERA -Continuous erythropoietin receptor activator. Il a d’ailleurs failli réussir son coup puisque ce n’est qu’au cinquième contrôle anti-dopage que l’Italien s’est fait prendre. Après Manuel Beltran et Moises Duenas, Riccardo Ricco est le troisième coureur pris par la patrouille. Les trois cyclistes utilisaient le même produit.
Suspicions Après les affaires Landis, Rasmussen, ou Vinokourov en 2006 et 2007, l’édition 2008 a donc aussi son lot de tricheurs. Les Tours de France passent et se ressemblent. Si l’extraterrestre Lance Amstrong n’est plus là pour écraser la course, les tricheurs sont toujours présents. Pire, le doute et la suspicion font maintenant partie intégrante de la Grande Boucle. Si les spectateurs sont toujours nombreux sur le bord des routes, les amateurs du Tour ne sont pas dupes. Qui a vu Lance Armstrong gravir les 21 lacets de l’Alpes d’Huez ne rentre pas chez lui sans se poser de questions... L’agence française de lutte contre le dopage a indiqué peu après le début du Tour qu’une dizaine de coureurs présentaient des taux d’hématocrites suspects. Ricco faisait partie du lot. La question est de savoir si les trois cas avérés de dopage sont isolés ou s’il existe un système organisé de tricherie. Emmené par les forces de l’ordre sous les huées de la foule avant le départ de l’étape hier, le Cobra aura du mal à se faufiler entre les gendarmes lors de sa garde à vue. Benoît SOILLY. (www.lepetitjournal.com) vendredi 18 juillet 2008 En savoir plus : L’Express - Ricco pris la main dans l’EPO Tribune de Genève - "Riccardo Ricco est né pour la gagne, il a la victoire dans le sang" Info sport 365 - Saunier-Duval tourne au super
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